THERESE
Ain : Fanfare de V hallali par terre.
La brune Thérèse A vingt amoureux , Et j'en suis bien aise , Car je suis l'un d'eux.
C il AN SOIN s. i79
Elle est si {j^entille.
Nous sommes si fous !
Elle est bonne fille Et nous aime tous.
Mais c'est autre chose Qui nous rend heureux :
Savez-vous la cause De ving^ amoureux ?
C'est qu'elle a pour plaire De si noirs cheveux Tombant jusqu'à terre , Et de si grands yeux ! . . .
Prunelles de flamme Et contours d'argent ; Des grâces de femme Et des pieds d'enfant.
Non , c'est autre chose Qui nous rend heureux :
Savez-vous la cause De vingt amoureux ?
C'est que son corsage Est bien arrondi , Fripon son visage, Son air étourdi , Sa taille comprise Entre les dix doigts ; C'est qu'elle se grise Quinze fois par mois.
Non , c'est autre chose Qui nous rend Jieureux :
Savez-vous la cause De vingt amoureux?
C'est qu'elle est si bonne , La gentille enfant !
C'est qu'elle pardonne Ce qu'elle défend ; C'est que sa voix chante La nuit et le jour ; C'est qu'elle est savante Aux jeux de l'amour.
Non , c'est autre chose Qui nous rend heureux :
Savez-vous la cause De vingt amoureux ?
Le don invisible Qui la fait aimer, C'est chose impossible, Ilélas ! à nommer.
L'homme de la fable En jugeait ainsi , Qui disait au diable :
« Défrise ceci. »
Et voilà la chose Qui nous rend heureux :
Vous savez la cause De vingt amoureux.
Chasseurs, en campagne!
Battons les forêts ; Parcourons montagne,
CHANSOîNS. 181
Taillis et marais !
Thérèse, ma brune, Toujours je te vois , Quand je vois la lune Au milieu des hois.
LE LIOX D OR.
Ain : Fanfare du Renard.
Allons , en chasse * !
C'est un renard , Et sur sa trace La meute part. —
Que Ton se presse ; Donnez du cor....
J'attends l'hôtesse Du Lion d'or. —
Allons , en chasse !
C'est un renard ; Et sur sa trace La meute part. —
Poussez la héte Loin du terrier ; Je suis en quête D'autre gibier. —
* Le refrain : Allons, en chasse! etc., doit être chanté par le chœur, qui est censé s*éloign(T, et qui , à partir du milieu de la chanson, doit s'affaiblir graducllemenC jusqu'à la fin.
582 GUSTAVR NADAUD.
Allons , en chasse !
C'est un renard ; Et sur sa trace La meute part. —
Elle est plus belle Que les Amours :
Je n'aime qu'elle Depuis deux jours. —
Allons , en chasse !
C'est un renard ; Et sur sa trace La meute part. —
J'ai sa promesse
Et plus encor
J'attends l'hôtesse Du Lion d'or. —
Allons , en chasse !
C'est un renard ; Et sur sa trace La meute part. —
Avant l'aurore Je l'attendais :
Le soleil dore Mes verts volets. —
Allons , en cha^^e !
C'est un renard ; Et sur sa trace La meute part. —
On la dit veuve De trois maris : J'en fais l'épreuve, Au même prix. —
Allons , en chasse !
C'est un renard ; Et sur sa trace La meute part. —
Un jour d'ivresse Vaut un trésor :
J'attends l'hôtesse Du Lion d'or. —
Allons , en chasse !
C'est un renard ; Et sur sa trace La meute part. —
Mon amour veîHe Entre deux draps :
Je tends l'oreille ; .
Je tends le» bras. — •
Allons , en chasse !
C'est un renard ; Et sur sa trace La meute part. -—
Mais la cruelle N'arrive pas..,.
On vient C'est elle
J'entends ses pas*—
Allons , en chasse !
C'est un renard ; Et sur sa trace La meute part. —
Non , je m'en vante ; C'est mieux encor :
C'est la servante Du Lion d'or. —
Allons , en chasse !
C'est un renard ; Et sur sa trace La meute part.