‹ Chansons de la BoîteChapitre 40 sur 45 · LE VIEUX CONTRIBUABLE · texte numérisé non relu

LE VIEUX CONTRIBUABLE

A M. Ca.llaux, fabricant d'impôts.

Air : Lt vieux mendiant.

J'avais un gros sac plein d'écus , Gagnés dans un petit négoce ; Si, .maintenant, je nen ai plus, Ce n'est pas que j'ai fait la noce.

De mes écus qu'en ai-je fait ?

Qu'en ai-je fait de ma fortune ?

Payé mes impôts : c'est parfait !

Et casquons encor d'une thune !

Depuis que nous avons Tbonlieur De posséder la République, Nous payons tout plus cher qu'ailleur :

C'est le régim' « démacrotique » l

Chaque anné', par nos députés,

— Ils sont tons, bons comme la lune —

Tous nos impôts sont augmentés.

Et casquons encor* d*une thune !

Nous gueulons bien de temps en temps (On gueur toujours beaucoup en France), Mais nous payons tout d'mèm* comptant !...

C'est vrai qu*nous avons un' jouissance :

Cette jouissance énorme n'est Comparable à sûrement aucune :

Nous avons Waldeck et Loubet, A eux deux ils val'nt bien uq' thune !

On impos ra tant nos r'venus Q.ue, bientôt — j'en ai l'espérance — Nous s'rons, n'ayant plus d'écus, nus, Mais Mill'rand sVa dans Topulence.

Puisque jamais nous n'résistons,

Que nous sommes mous comme un' chique,

Nous avons c'que nous méritons 1

Et chantons : « Viv' la République ! »

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