‹ Chansons de la BoîteChapitre 6 sur 45 · JE SUIS CAMBRIOLÉ · texte numérisé non relu

JE SUIS CAMBRIOLÉ

Chanson dédi^ k M. Lépine, mon illustre protecteur, dont la Tigilance fut mise en défaut par trois cambrioleurs qui pénétrèrent dans ma « Boîte », en la nuit du 17 au 18 mars 1901, et la dévalisèrent.

En ce temps-là les agents de M. Lépine «épuraient» Paris, en faisant, chaque nuit, des rafles de rôdeurs et de filles.

Air : Les petits pavés

Depuis que t' épures k rue,

Que tu raâes, sur les pavés,

Les cambrioleurs éprouvés.

Ma quiétude était revenue.

Tu t'es moqué de moi, je crois [bis)

Car tu m'en avais laissé trois !...

Us sont entrés dedans ma Boite»

Ont pris tout ce qu'ils ont trouvé,

Chansons de Ia Boite.

Ont défoncé à coups d*pavé, .

Mon coffre-fort : ce n'est pas chouette l

Ils s*sont foutus de tes agents

Cest vrai, qu'dans mon étabUss*ment, La chose arriv' très fréquemment !

Ils n*m'oat laissé — suprême injure — Que l'portrait d'mon ami Loubet :

Tu vois qu'personn*, malgré Trabais, Ne veut Tavoir, même en peinture t J*sais pas quelle est leur profession, Mais, leur mépris d*i'ami d'Brisson Prouv' que ce n'sont pas des maçons !

Autant de pavés dans la rue.

De gros et de petits pavés,

Autant de sergots sont passés

Sans que rien attirât leur vue !

Ils dormaient p't être en se promenant,

Cela n'aurait rien d'étonnant :

Ta leur en fais fair' tant et tant 1

Tu vas lancer sur mainte piste Quelques-uns de tes fins limiers ; Mais mes voleurs vont se méfier :

Tu les ratVas ; ce sera triste, Jamais ta nUes arrêteras, En Élit d'arrestation n'y'aura Qa*ma chanson qui « s'arrête » lâ i

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