LETTRE DE M. CLARETIE A M. MULHLFELD
A propos de la campagne menée dans VEcIjj de Paris par M. Mulhfeld contre M. Claretie.
Air : La grisetle du quartier Latin, Vous me reprochez» M*sieu Malhlfeld, — elle est forte î —
D'admiaistrer mal le Théâtr'-Françaîs Et vous d'mandez qa^on me fiche à la porte Pour ramener ru' Richelieu, Tsuccés.
Êtes-vous sûr d*être vraiment sincère ?
Oubliez-vous donc que, sans moi, Monsieur,
Nous n'aurions pas du Minil et sa mère ?••• )
. bis.
Et sans ell's deux que ferions-nous ? grand Dieu I . . . )
Vous me reprochez d*accorder des vacances A tout le monde, en mêm' temps, de façon
26 Chansons de la Botte.
Que Ton n'peut jouer, comm' piéc s de résistance, Qiie les fadaises de feu Pailleron.
Mounet Sully joue les Fureurs d*Oreste, . .
A l'étranger.. • c'est vrai!... en ce moment. Mais remarquez que Falconnier nous reste ! . . . i
Et Falconnier c'est un tempérament ! . ;
M'sieu Le Bargy, qui vous inspir', m'épate !
S'il n'eût voulu mettr' mad'moisell' Lara Au même endroit qu'il met son nœud d' cravate % Qui Tconnaitrait Tenez c'est un ingrat 1 Il veut partir 1... £Ii bien 1 Monsieur, qu'il parte : Mous n' manquons pas ici de jeun' premier !
Monsieur Maubant vient d'menvoyer sa carte : ]
JVais lui d' mander de jouer Chandelier J J
Vous me r'prochez, dans la maison d'Molière, De n'jamais jouer Molière !... C'est un peu vrai !
M. Le Bargy, on le sait, fit à M^^« Lara une cour assidne : tons les journaux en parlèrent.
bis.
Mais j*ai tant de jeun' s gens à satisfaire l
D'aimer les jeun's^ personn* ne m*en voudrait : J*aiaie Sardou, Scribe qui, dans le monde, Brillent déjà comme deuK vrais f4nau}L...
N'oubliez pas qu' j'ai monté Frédégonde^ )
Et que j'aurais p't'ètr' r^çu Cyrano!,,. )
Vous m'reprochez, enfin, de m'ètr' fait faire Une assez belle et bonne situation.
De m'être fait nommer sociétaire :
C'est un' preuv* de sage administration!
Et pour finir, je vous le dis en face, Vous me reprochez d'gagner beaucoup d'argent : Monsieur Mulhfeld, vous seriez à ma place, \
' Je vous pari' qu'vous en feriez autant 1
' Ua des fours retentissants de la Comédie Française*
bis.
bis.