LA LETTRE
Sous les colonnades
Olympiennes
Des palmiers
Dont l'éventail s'ouvre et se ferme
Au gré du vent,
Au bord du golfe aux glauques eaux,
Parmi les yeux ardents des fleurs
Mer^^eilleuses de mon pays,
Devant l'éternelle nature
Et l'éternelle royauté
Des arbres, du ciel et de la mer,
Devant les crépuscules rouges
Et sous les nuits phosphorescentes
Où s'allume la Croix du Sud,
C'est à vos yeux.
Soyez en sûre,
A vos yeux que je songerai.
En mer, Avril- Mai 1908