NOSTALGIE
Il m'a suffi de voir vos yeux
De si près
Qu'ils m'attiraient
Comme deux paysages merveilleux ;
Il m'a suffi de vous entendre
Une heure ou deux
Dire des mots frais et joyeux
D'une voix tendre,
Pour qu'à cette heure
Je souffre et rêve
Seul sur la mer
Du charme fatal de vos yeux,
De vos yeux dont tout parle ici
Et l'horizon sublime et bleu
Du ciel immense
Et l'Océan
Et les vols blancs
Des goélands
Dont les ailes, Dans le vent, Sont comme autant D'adieux tragiques Perdus dans l'air Et rapides Comme l'éclair.