AU MIROIR DES YEUX
Je n'ai jamais su de votre âme
Que ce qu'en laissaient voir vos yeux
Et comme vos yeux étaient célestes
Votre âme m'a paru divine.
D'ailleurs qu'importent les sentiments
Quand on goûte le rêve charmant
Que crée l'inflexion
D'une fraîche voix ?
Qu'importent l'âme et les serments
A qui chérit le doux mensonge
Et les douces illusions
Et qui retrouve tour à tour
Dans deux prunelles
Encor plus belles
Que toutes celles auxquelles il songe,
La transparence des beaux jours,
Les profondeurs claires
De la mer,
Et les voluptés infinies
Des jardins d'amour
Où après l'agonie
Des corolles
Se déroulent les symphonies Des nuits pleines de rossignols.