‹ Chansons de mer et d'outre merChapitre 37 sur 66 · AU MIROIR DES YEUX · texte numérisé non relu

AU MIROIR DES YEUX

Je n'ai jamais su de votre âme

Que ce qu'en laissaient voir vos yeux

Et comme vos yeux étaient célestes

Votre âme m'a paru divine.

D'ailleurs qu'importent les sentiments

Quand on goûte le rêve charmant

Que crée l'inflexion

D'une fraîche voix ?

Qu'importent l'âme et les serments

A qui chérit le doux mensonge

Et les douces illusions

Et qui retrouve tour à tour

Dans deux prunelles

Encor plus belles

Que toutes celles auxquelles il songe,

La transparence des beaux jours,

Les profondeurs claires

De la mer,

Et les voluptés infinies

Des jardins d'amour

Où après l'agonie

Des corolles

Se déroulent les symphonies Des nuits pleines de rossignols.

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