‹ Chansons de mer et d'outre merChapitre 38 sur 66 · DEVANT LA MER · texte numérisé non relu

DEVANT LA MER

Jamais espoirs ne furent beaux

Et resplendissants dans mon âme

Comme les espoirs nouveaux

Dont la flamme

Est d'autant plus forte et plus pure

Qu'elle brûle

Derrière tant et tant d'azur.

A toutes les ailes qui passent

Allant vers l'Est,

A toutes les voiles qui s'effacent

Sur l'océan qu'elles caressent,

Je suspends mes rêves ;

Tandis que j'évoque

Vos yeux que j'aime,

Vos yeux si bleus, vos yeux si purs

Dont l'océan et le ciel,

Malgré l'éloignement cruel

Jusqu'à moi prolongent l'azur !

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