DEVANT LA MER
Jamais espoirs ne furent beaux
Et resplendissants dans mon âme
Comme les espoirs nouveaux
Dont la flamme
Est d'autant plus forte et plus pure
Qu'elle brûle
Derrière tant et tant d'azur.
A toutes les ailes qui passent
Allant vers l'Est,
A toutes les voiles qui s'effacent
Sur l'océan qu'elles caressent,
Je suspends mes rêves ;
Tandis que j'évoque
Vos yeux que j'aime,
Vos yeux si bleus, vos yeux si purs
Dont l'océan et le ciel,
Malgré l'éloignement cruel
Jusqu'à moi prolongent l'azur !