‹ Chansons de P.-J. de Béranger 1815-1834Chapitre 126 sur 315 · LES CINQUANTE ÉCUS · texte numérisé non relu

LES CINQUANTE ÉCUS

Air . Mtrtin est tin fort bon garçon

Grâce à Pieu, je suis héritiei î Le métier Pe rentier

Me sied et m’enchante.

Travailler serait un abus :

J’ai cinquante écus,

J'ai cinquante écus,

J’ai cinquante écus de rente.

Mes amis, la terre est à moi.

J’ai de quoi Vivre en roi Si l’éclat me tente.

Les honneurs me sont dévolus :

J’ai cinquante éctis,

J’ah cinquante écus,

J’ai cinquante écus de rente.

Pour user des droits d’un richard, Sans retard Sur un char Pe forme élégante

Fuyons mes créanciers confus :

‘J’ai cinquante écus, j’ai cinquante écus,

J’ai cinquante écus de rente.

Adieu Surène et ses coteaux !

Le bordeaux,

Le mursaulx,

L’aï que l’on chante,

Vont donc euûn m’être connus :

J’ai cinquante écus,

J’ai cinquante écus,

J’ai cinquante écus de rente.

Parez-vous, Lise, mes amours,

Des atours Que toujours La richesse invente ;

Le clinquant ne vous convient plus :

J’ai cinquante écus,

J’ai cinquante écus,

J’ai cinquante écus de rente.

Pour mes hôtes vous que je prends, Amis francs,

Vieux parents,

Sœur jeune et fringante,

Soyez logés, nourris, vctus :

j’ai cinquante écus,

J’ai cinquante écus.

J’ai cinquante écus de rente.

Amis, hons vins, loisirs, amours, Pour huit jours Des plus courts Comblez mon attente;

Le fonds suivra les revenus ; J’ai cinquante écus,

J’ai cinquante écus,

J’ai cinquante écus de rente.

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