‹ Chansons de P.-J. de Béranger 1815-1834Chapitre 125 sur 315 · COUPLETS POUR UN DINER · texte numérisé non relu

COUPLETS POUR UN DINER

, Air du Bttllel de» Pieriou.

Mes amis, j’accours au plus vite,

Car vous ne pardonneriez pas,

A moins, dit-on, de mort subite,

De manquer à ce gai repas.

En vain T amour qui me lutine Pour m’arrêter tente un effort;

Avec vous il faut que je dîne :

Mes amis, je ne suis pas mort.

Mais bien souvent, quoique heureux d’être, On meurt sans s’eu apercevoir.

Ah ! mon Dieu S je suis mort peut-être ; C’est ce qu’il est urgent de voir.

Je me tâte comme Sosie;

Je ris, je mange et je bois fort.

Ah! je me connais a la vie :

Mes amis, je ne suis pas mort.

Si j’allais, couronné de lierre.

Ici fermer les yeux soudain.;

En chantant, remplissez mon verre, Et de vos mains pressez ma main.

Si Baechus, dont je suis l’apôtre, Ne m’inspire un joyeux transport; Si ma main ne serre la vôtre, Adieu, mes amis, je suis mort !

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