‹ Chansons de P.-J. de Béranger 1815-1834Chapitre 188 sur 315 · POUR LA SAI.YT-JEAN, JOUR DE 6 A FÊTE · texte numérisé non relu

POUR LA SAI.YT-JEAN, JOUR DE 6 A FÊTE

Am du Ménage du garçon.

Naguère en un royal hospice J’allai subir les soins de l’art; Esculape me fut propice,

Je bénis cet heureux hasard, (bis.)

Mais l’Amitié, toujours craintive,

Me dit : « Point de sécurité !

« Un quiproquo bien vite arrive :

« Change de maison de santé. » (bis.)

À Rnngis elle me transporte;

Je me sens mieux en avançant.

La Bienfaisance est sur la porte,

Le Malheur salue en passant.

Là Jeannette est supérieure,

Et le ciel fit de sa bouté La lampe qui brûle à toute heure Dans cette maison de santé.

Molière a terminé sa vie Entre deux sœurs de charité.

Or, quand Jeanne fait œuvre pie,

C’est un rendu pour un prêté.

De Thalie elle fut tourière Avec talent, grâce et beauté,

Et la suivante de Molière Fonde une maison de santé.

L’Amitié seule y donne place : /

Moi, j’en ai fait mon Hôtel-Dieu, Infirmiers, remplissez ma tasse;

C’est aujourd’hui le saint du lieu.

Quand il s’agit de fêter Jeanne,

Mon seul régime est la gaité.

Je veux m’enivrer de tisane Dans cette maison de santé.

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