‹ Chansons de P.-J. de Béranger 1815-1834Chapitre 30 sur 315 · FRÉTILLON · texte numérisé non relu

FRÉTILLON

Ain : Ma commère, quand je daine.

Francs amis des bonnes filles,

Vous connaissez Frétillon :

Ses charmes aui plus gentilles Ont fait baisser pavillon.

Ma Frétillon, (bis)

Cette fille Qui frétille,

N’a pourtant qu’un cotillon.

Deux fois elle eut équipage, Dentelles et diamants,

Et deux fois mit tout en gage Pour quelques fripons d’amants.

Ma Frétillon, (bis)

Cette fille Qui frétille,

Reste avec un cotillon.

Point de dame qui la vaille :

Cet hiver, dans son taudis.

Couché presque sur la paille,

Mes sens étaient engourdis.

Ma Frétillon, (bis)

Cette fille Qui frétille,

Mit sur moi son cotillon.

Mais que vient-on de m’ apprendre?

Quoi ! le peu qui lui restait, Frétillon a pu le vendre

Pour un fat qui la battait !

Ma Frétiïlou, (bis)

Cette fille Qui frétille,

A vendu son cotillon.

En chemise, à la croisée,

Il lui faut teudre ses lacs.

A travers la toile usée,

Amour lorgne ses appas.

Ma Frétillon, (bis)

Cette fille Qui frétille,

Est si bien sans cotillon.

Seigneurs, banquiers et notaires La feront encor briller;

Puis encor des mousquetaires Viendront la déshabiller.

Ma Frétillon, (bisj Cette fille Qui frétille,

Mourra sans un cotillon.

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