‹ Chansons de P.-J. de Béranger 1815-1834Chapitre 301 sur 315 · A U. PERROTIN, ÉDITEUR · texte numérisé non relu

A U. PERROTIN, ÉDITEUR

PiüT , 10 décembre ItilG.

Il y a douze ans, mon cher Perrotin, que, pensant à l’oubli où, selon moi, mes chansons devaient tomber promptement, je vous cédai toutes mes chansons, faites et à faire, pour une modique rente viagère de huit cents francs. Vous hésitiez à conclure ce marché, que vous trouviez désavantageux pour moi. Avec un autre que vous, il l’eût été en effet ; car, en dépit de mes prédictions, le public m’ayant conservé toute sa bienveillance, les éditions se succédèrent rapidement. De vous-même alors, et à plusieurs reprises, vous avez augmenté cette rente, que ma signature vous donnait le droit de laisser a son premier chiffre, bien plus, vous n'avez cessé de me prodiguer les soins dispendieux, les attentions délicates d'un dévouement que je puh appeler filial.

La magnifique édition que vous annoncez aujourd’hui, sans nécessité pour votre commerce, est encore un effet de ce dévouement. C’est une espèce de glorihcaiiou arii->lique que vous voulez donner à mes vieux reliants; enlrc-

* Par un srnlimcut de rèerre que l'on comprendra tacitement , l'éditeur hétitail a publier crlle lettre , mai» ce» quelque» li.'iir» d\m < ncoora^enirat p récita» devaient ajouter un intérêt uuuvcmi k notre édition de* CiuNiom pr. licnAar.ru; et, d’pi'teur# . non» ne pouvions pn» trouver de préface plu» convenable au» çhanrons inédite» que nom publiion» alor» (IM/j.

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