‹ Chansons de P.-J. de Béranger 1815-1834Chapitre 59 sur 315 · LE CARILLONNEUR · texte numérisé non relu

LE CARILLONNEUR

Am : Mon système est d’aimer le bon vin.

Digue, digue,, dig, din, dig, din, don, Ab ! que j’aime A sonner un baptême!

Aux maris j’en demande pardon. Dig, din, don, din, digue, digue, don.

Les décès m’ont assez fait connaître ; Préludons sur un ton plus heureux.

D’un vieillard l’héritier vient de naître. Sonnons fort : c’est un fait scandaleux.

Digue, digue, dig, din, dig, din, don.

Ah ! que j’aime A sonner un baptême !

Aux maris j’en demande pardon.

Dig, din, don, din, digue, digue, don.

La maman est gaillarde et jolie :

Mais l’époux est triste et catarrheux; Sur son compte il sait ce qu’on publie. Sonnons fort : il u’est pas généreux.

Digue, digue, dig, din, dig, din, don.

Ah! que j’aime À sonner uu baptême!

Aux maris j’en demande pardon.

Dig, din, don, din, digue, digue, don.

De l’enfant quel peut être le père?

N'est-ce pas mon voisin le banquier?

Les cadeaux mènent vite une affaire.

Sonnons fort : il est gros marguillier.

Digue, digue, dig, din, dig, din, don.

Ah ! que j’aime A sonner un baptême !

Aux maris j’en demande pardon.

Dig, din, don, din, digue, digue, don.

i Si j’osais, je dirais que le maire S’est créé oe petit écnevin ;

Je l’ai vu chiffonner la commère.

Sonnons fort : je boirai de son vin.

Digue, digue, dig, din, dig, din, dou.

Ah ! que j’aime A sonuer un baptême !

Aux maris j’en demande pardon.

Dig, din, dou, din, digue, digue, don.

Je crois bien que notre grand vicaire Aura mis le doigt au bénitier.

Depuis peu ma fille a su lui plaire.

Sonnons fort pour l'amour du métier.

Digue, digue, dig, din, dig, din, don.

Ah ! que j'aime A sonner un baptême !

Aux maris j’en demande pardon.

Dig, din, dou, din, digue, digue, don.

Notre gouverneur a, je le pense, Prélevé des droits sur ce terrain ;

Dans l’église il vieût donner quittance. Sonnons fort : monseigneur est parrain.

Digue, digue, dig, din, dig, din, don.

Ab ! que j’aime y

A sonner un baptême !

Aux maris j’en demande pardon.

Dig, diu, don, din, digue, digue, don.

Plus facile à nommer que ton père,

Cher enfant, quel bonheur infini !

Je suis sùr de te voir plus d’un frère. Sonnons fort, et que Dieu soit béni !

Digue, digue, dig, din, dig, din, don Ah ! que j’aime A sonner un baptême !

Aux maris j’en demande pardon.

Dig, din, don, din, digue, digue, don,

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