‹ Chansons de P.-J. de Béranger 1815-1834Chapitre 62 sur 315 · LA DOUBLE CHASSE · texte numérisé non relu

LA DOUBLE CHASSE

Air; Tonton, tonlainr, tonton

Allons, chasseur, vite en campagne ; Du cor n’entends-tu pas le son?

Tonton, tonton, tontaine, tonton.

Pars, et qu’auprès de ta compagne L’Amour chasse dans ta maison. Tonton, tontaine, tonton.

i)E BÉ R AN G E ft.

Avec Nombreuse compagnie, •*— Chasseur, tu parcours le canton. ’NF Tonton, tonton, tontaine, tonton.

Auprès de ta femme jolie Combien de braconniers voit-on!

Tonton, tontaine, tonton.

Du cerf prêt à forcer l'enceinte, Chasseur, tu fais le fanfaron.

Tonton, tonton, tontaine, tonton.

Auprès de ta femme sans crainte,

Se glisse un chasseur franc luron.

Tonton, tontaine, tonton.

Chasseur, par ta meute surprise,

La bète pleure ; on lui répond :

Tonton, tonton, tontaine, tonton.

Ta femme, aux abois déjà mise,

Sourit aux efforts du fripon.

Tonton, tontaine, tonton.

Chasseur, un seul coup de ton arme Met bas le cerf sur le gazon.

Tonton, tonton, tontaine, tonton.

L’amant, pour ta moitié qu’il charme, Use de la poudre à foison.

Tonton, tontaine, tonton.

Chasseur, tu rapportes la bête,

Et de ton cor enfles le son.

Tonton, tonton, tontaine, tonton.

L’amant quitte alors sa conquête,

Et le cerf entre à la maison.

Tonton, tontaine, tonton.

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