‹ Chansons de P.-J. de Béranger 1815-1834Chapitre 69 sur 315 · MEMBRE DE L’INSTITUT · texte numérisé non relu

MEMBRE DE L’INSTITUT

LE JOUR DE S A FÊTE, innée 4812.

Am du ballet des Pierrots.

Je viens d’Montmartre avec ma bête :

Pour fêter ce maître malin.

Et n’ crains point qu’au rniliau d’ la fête Un bon mot m’ renvoie au moulin. :

On dit qu’avec plus d’un génie Antoin’ prend plaisir à cela.

Nous qui n' somm’s pas d' l’Académie, Souhaitons-lui d’ ces petits plaisirs-là.

Il n' s’en tient pas à des saillies ;

Dans plus d’un genre il est heureux.

J’ sais mèm’ qu’il fait des tragédies Quand il n’est pas trop paresseux *.

De la Merpomène idolâtre,

Qu’il fass’ mourir par-ci par-là.

Nous qui n’ somm’s pas d’z héros d’ théâtre, Souhaitons-lui d’ ces p’tits plaisirs-là.

On m’assur’ qu’il vient d’ faire un livre Où c’ qu’y a du bon; je 1’ crois bien :

G' docteur-là nous enseigne à vivre Par la bouch’ d’un arbre ou d’un chien.

* Jr croit inutile de rappeler ici lrc succès dramatiques do l'auteur de Manu s, des Vénitiens, etc.

A messieurs les Polichinelles *

Il dit : Vous en voulez, en v’ià.

Nous, qui n’ tenons pas les ficelles, Souhaitons-lui d’ ces p’tits plaisirs-la.

A la cour il s’ moquerait, je 1 gage,

Mèm’ de messieurs les chambellans.

De c’ pays n’ayant point Y langage,

Il vant’ la paix aux conquérants.

Ad’ grands seigneurs qui n’ sont pas minces Sans ramper toujours il parla.

Nous, qu’on n’a pas encor faits princes, Souhaitons-lui d’ ces p’tits plaisirs-là.

Mais, quoiqu’ malin, zil est bon homme ; D’mandez à sa fille, à ses fils.

Ah ! qu’il soit toujours aime comme Il aime ses nombreux amis!

Que Y secret d’ son bonheur suprême Reste à. c’te gross’ maman que y là.

Nous qui somin’s de ceux qu Antoine aime Souhaitons-lui d’ ces vrais plaisirs-la.

* Polichinelle est le héro.d’unedes V»« Jpüe. du

recueil de M. Arnault, recueil apprécié par tous ‘8* goût, et dont la réputation ne peut aller qu en augmentant.

KaT1 on trouvera peut-être que cette chanson, comme bcîucoup d autres des miennes, était peu digne de toit le JOjjj£ k'XP.. la livre k l’impression que parce quelle «offre

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les idus distingués. Je regrette qu’elle ne soit pas meilleure, et surtout aie le tou qui y régne ne m'ait pas permis d’y faire entrer Impression de ma reconnaissance paruculirre pour l'homme excellent dont l'amitié me fut si longtemps Utile sera toujours précieuse (1815).

Omni je fis cette courte note, Arnault « tait en exil.

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