QUI VENAIT D’ÊTRE NOMMÉ DIRECTEUR DU VAUDEVILLE
Décembre 1845.
Am ; La Catacoua. . "
Bon Désaugiers, mon camarade,
Mets dans tes poches deux flacons,
Puis rassemble, en versant rasade, !
Nos auteurs piquants et féconds.
Ramène-les dans l’humble asile Où renaît le joyeux refrain.
Eh! va ton train,
Gai boute-eu-train !
Mets-nous en train, bien en train, tous en train, Et rends enfin au Vaudeville Ses grelots et son tambourin.
Rends-lui, s’il se peut, le cortège Qu’à la Foire il a fait briller :
L’ombre de Panard te protège,
Vadé semble te conseiller;
Fais-nous apparaître à la file Jusqu’aux enfants de Tabarin.
Eh ! va ton train,
Gai boute-en-train!
Mets-nous en train, bien en train, tous en train, Et rends enfiu au Vaudeville Ses grelots et son tambourin.
Au lieu de fades épigrammes,
Qu’il aiguise un couplet gaillard :
Collé, quoi qu’en disent nos dames,
Est un fort honnête égrillard.
La gaudriole, qu’on exile,
Doit refleurir sur son terrain.
Eh! va ton train,
Gai boute-en-train!
Mets-nous en train, bien en train, tous en train, Et rends enfin au Vaudeville Ses grelots et son tambourin !
Malgré messieurs de la police,
Le vaudeville est né frondeur :
Des abus fais ton bénéfice,
Force les grands à la pudeur ;
Digiti;
Dénonce tout flatteur servile A la gaîté du souverain.
Eh ! va ton train,
Gai boute-en-train 1
Mets-nous en train, bien en train, tous en train. Et rends enfin au Vaudeville Ses grelots et son tambourin.
Sur la scène, où plus à son aise .
Avec toi Momus va siéger,
Relève la gaîté française A la barbé de l’étranger.
La chanson est une arme utile Qu’on oppose à plus d’un chagrin.
Eh ! va ton train,
Gai boute-en train!
Mets-nous en train, bien en tram, tous en train, Et rends enfin au Vaudeville Ses grelots et son tambourin.
Verse, ami, verse donc à boire ;
Que nos chants reprennent leur cours.
Tl nous faut consoler la gloire.
Il faut rassurer les amours..
Nous cultivons un champ fertile Qui n’attend qu’un ciel plus serein.
Eh ! va ton train,
Gai boute-en-train ! .
Mets-nous en train, bien en train, tous en train Et rends enfin au Vaudeville Ses grelots et son tambourin.