LE CARNAVAL DE
Aiii ; A ma Marirol , du l»as eu haut.
On crie à la ville, à la cour :
Alil (ju'il c^t court I ah! qu'il ujI court! {Bis.
Des vuuvcs, des lilles, des i'cuiuies, Tu dois craindre les épigrauimes; Carnaval dont chacun pàtit, Dis-nous qui t'a l'ait si petit.
Carnaval [bis], ah ! comment nos belles T'accueilleront-elles?
Ou crie à la ville, à la cour :
Ah ! qu'il est court ! ah ! qu'il est court !
Chez nous quand si peu tu demeures, Des prières de quarante heures ('; Les heures qu'on retranchera Sont tout ce qu'on y g-agnera. Carnaval (tisi, ah! comment nos belles T'accueilleront-elles?
On crie à la ville, à la cour :
Ah! qu'il est court! ah! qu'il est court!
"Vendu sans doute au ministère, Tu ne viens qu'aliu qu'on t'enterre, Quand sur toi nous avions compté Pour quelques jours de liberté.
Carnaval {bis], ah! comment nos belles T'accueillcnuit-elles?
On cric à la ville, à la cour :
Ah! (ju'il est court! ah! qu'il est court!
Des ministres, oui, je le gage, A la Chambre, on te croit l'ouvrage; Et contre eux eulin déclare.
Le ventre même a murmuré.
Carnaval ibis), ah! comment nos belles T'accueilleront-elles ?
On crie à la ville, a la cour :
Ah ! qu'il est court 1 ah ! (ju'il est court !
Dis-moi, ta maigreur sans égale Est-elle une leçon morale Que chez nous, eu venant diner, Wellington veut encor donner? (*) Carnaval ^bis], ah! comment nos bellc,-- T'accucillcrout- elles?
Uu crie à la ville, à la cour :
Ah ! qu'il est court ! ah ! qu'il est court !
En France ou vit do sacrilice :
Aurait-on craint que la police, Toujours prête à nous égayer, N'eût trop de masques à payer? Carnaval [bis], ah! comment nos belles T'accueilleront-elles?
On crie à la ville, à la cour :
Ah ! (ju'il est court ! ah ! qu'il est court !
{') La durée de ce carnaval n'était ijue de viiigt-i|uatle licuros.
(') Lord W'ellingluii , lor:> de realévemeiit dco (:liefs-d'œuvro du Musée , préteudil 'ide nods Hvioiis besoin d'une leçun iiwiule.
ClIANSOxXS DE ]5KKAX(;ER
ISO
LE KETULll i)Ai\S LA PATKIE
Am : 8U2UII surlaiil de son vill.iiie.
yu'il va leulement le navire.
A qui j'ai confié mon sort!
Au rivage oîi mon cœur aspire, Qu'il est lent à trouver un port !
France adorée I
Douce contrée!
Mcf veux cent fuis ont cru te découvrir.
Qu'un vent rapide Soudain nous guide Aux bords sacrés où je reviens mourir.
Mais onCn le matelot crie :
Terre! terre! là-bas, voyez!
Ah ! tous mes maux seul oublies.
Salut à ma patrie! {Ter.]
l'JO
CHANSONS DE BEKANGEK
(Jui, \oil;i les rives de Fruiiee ; Oui, voilà le port vaste et sûr, Voisin des champs où mon eui'auce S'écoula sous un chaume obscur.
France adorée !
Douce contrée !
Après vingt ans enlin je te revois ; De mon village Je vois la plage; Je vois fumer la cime de nos toits.
Combien mon âme est attendrie !
Là furent mes premiers amours ; Là ma mère m'attend toujours, tjalut à ma patrie !
Loin de niun berceau, jeune encore, L'inconstance emporta mes pas Jusqu'au sein des mers uù l'aurore Sourit aux plus riches climats.
France adorée 1
Douce contrée !
Dieu le devait leurs fécondes chaleurs.
'J'oute l'année,
Là , brille ornée De Heurs, de fruits, et de fruits et de lleui- Mais là, ma jeunesse flétrie Rêvait à des climats plus cher»; Là je regrettais nos hivers.
Salut à ma patrie!
J'ai pu me l'aire une famille, VA des trésors m'étaient proiuis.
Sous un ciel où le sang pétille , A mes vo-'ux l'ainour fut soumis.
France adorée !
Douce contrée !
Que de plaisirs quittés pour le rcioir!
Mais sans jeunesse.
Mais sans richesse , Si d'être aimé je dois perdre l'espoir, De mes amours, dans la prairie, Les souvenirs seront présents :
C'est du soleil pour mes vieux ans.
Salut à ma patrie !
l'oussé chez des peuples sauvages Qui m'offraient de régner sur eux , J'ai su défendre leurs rivages Contre des ennemis nombreux.
France adorée !
Douce contrée !
Tes champs alors gémissaient envahis.
Puissance et gloire, Cris de victoire, Iviea n'étouffa la voix de mou pays.
f)e tout quitter mon cœur me prie :
Je reviens pauvre, mais constant.
Une bêche est là qui m'attend.
Salut à ma patrie !
Au bruit des transports d'allégresse, Enfin le navire entre au port.
Dans cette barque où l'on se presse, llùtous-nous d'atteindre le bord.
France adorée !
Douce contrée!
Puissent tes iils te revoir ainsi tous ! Enfin j'arrive, Et sur la rive Je rends au ciel, je rends grâce à genoux. Je t'embrasse, ô terre chérie!
Dru! qu'un exile doit souffrir!
Moi, désormais je puis mourir.
Salut à ma patrie 1
CHANSONS DR BKRAN'iRi;
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