‹ Chansons de P.J. de Béranger, anciennes et posthumes.-Chapitre 100 sur 340 · LA MORT SUBITE · texte numérisé non relu

LA MORT SUBITE

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Mes amis, j'accours au plus vilr, Car vous ne pardonneriez pas, A moins, dit-on, de mort subite, De manquer à ce gai repas.

En vain l'amour, qui me lutiuc , Pour m' arrêter tente un effort ; iVvec vous il laut que je dîne :

Mes amis, je ne suis pas mort.

Mais bien souvent, quoique iieurcux d'ctrc. Ou meurt sans s'en apercevoir.

Ail I mon Dieu ! je suis mort pcut-ctrc ; C'est ce qu'il est urgent de voir.

.le me tùte comme Sosie; .Je ris, je mange, et je bois l'orl.

Ah! je me connais à la vie :

Mes amis, je ne suis pas mort.

Si j'allais, couronne de lierre, Ici fermer les yeux soudain, Eu chantant remplissez mon verre, Et de vos mains pressez ma main.

Si Bacchus, dont je suis l'apotrc.

Ne m'inspire un joyeux transport ; Si ma main ne serre la vôtre , Adieu , mes amis, je suis mort !

CHANSONS DE DERANGER

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