‹ Chansons de P.J. de Béranger, anciennes et posthumes.-Chapitre 114 sur 340 · LES REVERENDS PERES · texte numérisé non relu

LES REVERENDS PERES

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Au; : Bonjuiii', niuii ami Vliiceut.

Hommes uuirs, d'uii sortez- vuus?

Nous sortons de dessous terre.

Moitié renards, moitié louiis,

Notre règle est un mystère.

Nous sommes lils do Loyola ; ^'ous savez pouniuoi l'on nous exila.

') A CoUi.' ùpoi'iuc, le;. jt?iuiU'S avaioiit dojà f.iil irnipliuli p.u'loul cl Voulaient bVmpiii'er ilo l'iriali'Uclion publiq'uc.

CHANSONS DE BERANGER

Nous rentruus; songez à vous taire !

Et que vos cufants suivent uos leçons.

C'est nous qui fessons,

Et qui refessons Les jolis petits, les jolis garçons.

Un pape nous abolit; (') Il mourut dans les coliques.

Un pape nous rétablit ; [^j Nous en ferons des reliques.

Confessons, pour être absolus :

Henri quatre est mort, qu'on n'en parle plus

Vivent les rois bons catholiques !

Pour Ferdinand sept nous nous prouonrons. Et puis nous fessons, Et nous refessons Les jolis petits, les jolis garçons.

Par le grand homme du jour

Nos maisons sont protégée».

Oui, d'un baptême de cour

Yoyez en nous les dragées. ('') Le favori, par tant d'égards, Espère acquérir de pieux mouchards.

Encor quelques lois de changées, Et, pour le sauver, nous le renversons.

Et puis nous fessons,

Et nous refessons Les jolis petits, les jolis garçons.

Si tout ne changeait dans peu, Si l'on croyait la canaille, La Charte serait de feu,

Et le monarque de paille.

Nous avons le secret d'en haut :

La Charte de paille est ce qu'il nous faut.

C'est litière pour la prêtraille ; Elle aura la dime, et nous les moissons. Et puis nous fessons , Et nous refessons Les jolis petits, les jolis garçons.

Du fond d'un certain palais Nous dirigeons nos attaques.

Les moines sont uos valets :

On a refait leurs casaques.

Les missionnaires sont tous Commis voyageurs trafiquant pour uou».

Les capucins sont nos cosaques :

A prendre Paris nous les exerçons, {^j Et puis nous fessons , Et nous refessons Les jolis petits, les jolis garçons.

Enfin reconnaissez-no Us Aux âmes déjà séduites.

Escobar va sous nos coups Voir vos écoles détruites.

Au pape rendez tous ses droits ; Léguez-nous vos biens, et portez nos croix.

Nous sommes, nous sommes jésuites; Français, tremblez tous : nous vous bénisson»! Et puis nous fessons, Et nous refessons Les jolis petits, les jolis garçons.

(') ClOmem XIV, ijui uiounit lui au ainùb le iciivciïUiuiut dci jésuites, uou buus de violuiitos prcsouiplious d'cnipokouiicuiciit, <.') Piu Vil.

C) M. le duc D Vfuait d'obleiiir riioiuiuur d'avuir la ducliosu d'AinjuulOmo pour iiiariaiue de son lils.

( ) On voyait suigir des cnpucins dans plusieurs départements, et quelques-uns tentèrent de se montrer i Paria.

CHANSONS DR BERANGER

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