‹ Chansons de P.J. de Béranger, anciennes et posthumes.-Chapitre 115 sur 340 · LES ROSSIGNOLS · texte numérisé non relu

LES ROSSIGNOLS

Am : C'csl !i mfin m.iîlrr en l'arl île plairi'.

La nuit a ralenti les heures;

Le sommeil s'étend sur Paris.

Charmez l'écho de nos demeures;

Éveillez-vous , oiseaux chéris.

Dans ces instants où le cœur pense, '

Heureux qui peut rentrer en soi !

De la nuit j'aime le silence :

Doux rossignols, chantez pour moi. [Bis.

Doux chantres de l'amour fidèle , De Phryné fuyez le séjour :

Phryné rend chaque nuit nouvelle Complice d'un nouvel amour. En vain des baisers sans ivresse Ont scellé des serments sans foi ; .Te crois encore à la tendresse :

Doux rossignols, chantez pour moi.

Pour vous il n'est point de Zoïle ; Mais croyez-vous, par vos accords.

Toucher l'avare au cœur stérile , Qui compte à présent ses trésors?

Quand la nuit , favoralilc aux ruses.

Pour son or le remplit d'effroi.

Ma pauvreté sourit aux Muses :

Doux rossignols, chantez pour moi.

Vous qui redoutez l'esclavage, Ah ! refusez vos tendres airs A ces nobles qui , d'âge en âge , Pour en donner portent des fers.

Tandis qu'ils veillent en silence, Debout auprès du lit d'un roi, C'est la liberté que j'encense :

Doux rossignols, chantez pour moi.

Mais votre voix devient plus vive :

Non, vous n'aimez pas les méchants Du printemps le parfum m'arrive Avec la douceur de vos chants.

La nature , plus belle encore , Dans mon cœur va graver sa loi.

J'attends le réveil de l'anroro :

Doux rossignols, chantez pour moi.

CHANSONS DE P.ÉRANGER

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