‹ Chansons de P.J. de Béranger, anciennes et posthumes.-Chapitre 139 sur 340 · DÉNONCIATION EN FORME D'IMPROMPTU · texte numérisé non relu

DÉNONCIATION EN FORME D'IMPROMPTU

A PROPOS DE COUPLETS Qfl Jl'oNT ÉTÉ ENVOYÉS PENDANT MON PROCÈS

Am du ballet des Pierrots.

On m'a dénoncé, je dénonce; Oui, je dénonce des couplets.

La gaieté de l'auteur annonce Qu'il peut figurer au Palais; On voit, à l'air dont il vous traite, Que cent fois il vous persifla .

Messieurs les juges, qu'on arrête, Qu'on arrête cet homme-là.

Il prétend rire des entraves Qu'à la presse l'on veut donner.

Il croit à la gloire des braves :

Pourriez-vûus le lui pardonner?

Il ose vanter la nmseltc Qui dans leurs maux les consola.

Messieurs les juges, qu'on arrête, Qu'on arrête cet homme-là.

Il prodigue la flatterie A ceux qui sont persécutés; Il pourrait chanter la patrie , C'est un grand tort, vous le sentez.

De l'esprit qu'à ma muse il prête Vengez-vous sur l'esprit qu'il a.

Messieurs les juges, qu'on arrête, Qu'on arrête cet homme-là.

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