‹ Chansons de P.J. de Béranger, anciennes et posthumes.-Chapitre 248 sur 340 · A M. PERROTIN · texte numérisé non relu

A M. PERROTIN

primés le jour du couvoi de mon vieil ami Wilhem. J'ai choisi ces chansous parmi celles qui se rapprochent le plus, par les sujets et la forme, du genre de celles dont se composent mes précédents recueils. Ce n'est certes pas un riche présent que je vous fais ; mais, quelles qu'elles soient, acceptezles vite, car l'envie de les reprendre pourrait bien me venir. Vous savez mieux qu'un autre, mon cher Perrotin, combien me coûte aujourd'hui la moindre publication nouvelle. Aussi j'espère qu'on ne verra dans ce chétif larcin fait à mon recueil postlnnne qu'un témoignage de gratitude donné par le vieux chansonnier à son fidèle éditeur.

J'ajoute que près de vingt ans de bonne intelligence entre un honnne de lettre? et un libraire est

malheureusement chose assez rare, depuis l'invention de l'imprimerie, pour que tous les àenx nous en soyons également fiers. En vous offrant la preuve du prix que j'y attache, mon cher Perrotin, je suis à vous de cœur.

P.-J. DE BliP-ANOER.

Paii<, 10 décembre IS.'iO.

P. .S'. Je regrette de ne pouvoir vous donner iHie de mes ilinnsons inédites siir Napcdéou; mais je tiens à ce ijue celles-là paraissent tonte? ensemble.

CHANSONS DE BÉRANGER

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