LE VILAIN
An: .If Ninon clifz niriiliiim' tW Si'-vîu'inv
Hr (jiloi! i'.ipprPU(l> qnfi l'on criliiino
Le de qui jiri'crdf mon imin.
Ktes-voiis (le noblesse aiiiiquc?
?^Ioi, noble! oh! vraiment, me.^sieur?, non.
Non , iraucune clicvalerie
Je n'ai le brevet sur vélin.
■Te ne sais qu'aimer ma patrie... i ZJis.
Je suis vilain et très-vilain, Bis.]
Je suis vilain.
A'ilain, vilain.
Ah! sans un (/c j'aurais dû naître;
Car, dans mon sang si j'ai bien lu.
Jadis mes aïeux ont d'un maître
Maudit le pouvoir absolu.
Ce pouvoir, sur sa vieille base .
Étant la meule du mo\ilin,
Ils étaient le grain qu'elle écrase.
Je suis vilain et très-vilain,
Je suis vilain ,
Vilain, vilain.
Mes a'ieux jamais dans leurs terres N'ont vexé des serfs indigents :
Jamais leurs nobles cimeterres Dans les bois n'ont lait peur aux gens. Aucun d'eux", las de sa campagne.
Ne fut transfiirniè par Merlin ('i En ihanihidlan di'... Charlem.ipue.
Je suis vilain et très-vilain,
Je suis vilain ,
"\'ilain. vilain.
Jamais aux discordes civiles Mes braves aïeux n'unt pris part; De l'Anglais aucun dans nos villes N'introduisit le léopard; Et quand l'Église, par sa brigue, Poussait l'État vers son drrlin.
Aucun d'eux n'a signé la Ligue.
Je suis vilain et très-vilain.
Je suis vilain,
Vilain, vilain.
Laissez-moi donc sous ma bannière Vous, messieurs, qui, le nez ,-ui vent , Nobles par votre boutonnière.
Encensez tout soleil levant.
J'honore une race commune , Car, sensible, ijuoique malin.
Je n'ai flatté que l'infortune.
Je suis vilain et très-vilain,
.le suis vilain ,
A ilain. \ ilaiii.
'i EnduniilPiii' fuiiicuN ilaiiï' les loinaiis d<' la Talilc rnnd."