‹ Chansons de P.J. de Béranger, anciennes et posthumes.-Chapitre 87 sur 340 · AGEE DE TROIS MOIS. LE JOUR DE SON BAPTEME · texte numérisé non relu

AGEE DE TROIS MOIS. LE JOUR DE SON BAPTEME

Ain : JV'liiis hoii chasseur autrefois.

Ma filleule, où diable a-t-on pris Le pauvre parrain qu'on vous donne?

Ce choix seul excite vos cris; De bon cœur je vous le pardonne.

Point de bonbons à ce repas :

A vos yeux cela doit me nuire ; Mais , mon enfant , ne pleurez pas , Votre parrain vous fera rire.

Malgré le sort qui sous sa loi Tient la vertu même asservie, Puissions-nous, ma commère et moi.

Vous porter bonheur dans la vie !

Pendant leur voyage ici-bas, Aux bons cœurs rien ne devrait nuire ; Mais, mon enfant, ne pleurez pas.

Votre parrain vous fera rire.

L'amitié m'en a fait l'honneur.

Et c'est l'amitié qui vous nomme. Or, pour n'être pas grand seigneur, Je n'en suis pas moins honnête liuniiiie. Des cadeaux si vous faites cas , Vous y trouverez à redire; Mais, mon enfant, ne pleurez pas, Votre parrain vous fera rire.

Qu'il vos noces je chanterai, Si jusque-là mes chausons plaisent!

Mais peut-être alors je serai Où Pauard et Collé se taisent.

Quoi! manquer aux joyeux ébats Qu'un pareil jour devra produire!

Non, mon enfant, ne pleurez pas.

Votre parrain vous fera rire.

CHANSONS DE BÉRANGER

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