LA PETITE FEE
AtB : C'est lu niL'illL'iii boiuinr du moii-U'.
Enfants, il i''tuit une fois Une fée appelée Urgaude; Grande à peine de (juatre doigts, Mais de bonté vraiment bien grande.
De sa baguette un ou deux coups Donnaieut félicité parfaite.
Ah! bonne fée, euseignez-nou= Où vous cachez votre baguette!
Les juges, sous ce roi puissant, Étaient l'organe de la fée; Et par eux jamais l'innocent Ne voyait sa plainte étouffée.
Jamais pour l'erreur à genoux La clémence n'était muette.
Ah! bonne fée, euseiguez-nous Où vous cachez votre baguette!
Dans uue couque de saphir.
De huit papillons attelée, Elle passait comme un zéphyr.
Et la terre était consolée.
Les raisins mûrissaient plus doux; Chaque moisson était complète.
Ah ! bonne fée , enseignez-nous Où vous cachez votre baguette!
Pour que son filleul fût béni, Elle avait touché sa couronne; Il voyait tout son peuple uni.
Prêt à mourir pour sa personne.
S'il venait des voisins jaloux, Ou les forçait à la retraite.
Ah ! bonne fée , enseignez-nous Où vous cachez votre baguette!
C'était la marraine d'un roi
Dont elle créait les ministres;
Braves gens, soumis à la loi,
Qui laissaient voir dans leurs registres.
Du bercail ils chassaient les loups
Sans abuser de la houlette.
Ah ! bonne fée , enseignez-nous
Où vous cachez votre baguette!
Dans un beau palais de cristal , Hélas! Urgande est retirée.
En Amérique tout va mal ; Au plus fort l'Asie est livrée.
Nous éprouvons un sort plus doux; Mais pourtant, si bien qu'on nous traite, Ah! bonne fée, enseignez-nous Où vous cachez votre baguette!
niANSON?! DE RERANaRR