‹ Chansons de P.J. de Béranger, anciennes et posthumes.-Chapitre 93 sur 340 · ADIEUX A DES AMIS · texte numérisé non relu

ADIEUX A DES AMIS

Aiu : C'est un lanla , landerirelte.

D'ici faut-il que. je parte, Mes amis, quand, loin de vous.

Je ne puis voir sur la carte D'asile pour moi plus doux !

Même au sein de notre ivresse.

Dieu! je crois être à domain :

Fouette , cocher ! dit la Sagesse ;

Et me voilà sur le chemin.

Ne va point voir ta maîtresse, Ne va point au cabaret , Me vient dire avec rudesse Un médecin indiscret ; Mais Lisette est si jolie !

Mais si doux est le bon vin !

Fouette, cocher! dit la Folie;

Et me voilà sur le chemin.

Malgré les sermons du sage, On pourrait, grâce aux plaisirs.

Aux fatigues du voyage Opposer d'Iiruri'ux loisirs.

Mais une ardeur importmie En route met chaque humain :

Fouette, cocher! dit la Fort\nie;

Et nous Voilà sur le chemin.

Parmi vous bientôt peut-être .le chanterai mon retour.

Déjà je crois voir renaître L'aurore d'un si beau jour.

L'allégresse, que j'encense, A mon paquet met la main :

Fouette, cocher! dit l'Espérance;

Et me voilà sur le chemin.

rilA\S0X5; DE P.I'-.RANOER

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