LA BOUQUETIÈRE ET LE ('RUUUE-MORT
Am : I.e ciiur à la danse , etc.
Je n' suis qu'un' bouqu'lière et j' a';ii rien ;
Mais d' vos soupirs j' me lasse, Monsieur l' croqu'-mort , car il faut bii'u
Vous dir' vot' nom-z en face.
Quoique j' sois-t uu esprit fort
Non, je n' veux point d'un croqu'-uiort. Encor jeune et jolie, Moi, j' vends rosiers, lis et jasmins, Et n' me sens point l'en\ ie De passer par vos mains.
CHA>v'SONS DE DERANGER
et amour, qui t'ait plus d'un liasard,
Tous tire par l'oreille L)epuis l'jour où vot' corbillard
Renversa ma corbeille.
Il m'en coûta plus d'un' fleur :
Yot' métier leur port' malheur.
Encor jeune et jolie, ]\Ioi, j' vends rosiers, lis et jasmins,
Et n' me sens point l'euvie
De passer par vos mains.
Parc' que vous r'touruez d' yraiids seigneur;
Vous vous en fait's accroire ; Mais si tant d' gens qu'ont des honneurs
Vous doiv' tous un pourboire, Y en a plus d'un, sans m' vanter, Qu' j'avons fait ressusciter.
Encor jeune et jolie.
Moi, j' vends rosiers, lis et jasmins.
Et n' me sens point l'envie
De passer par vos mains.
A d' bons vivants j'aime à parler ;
Et, monsieur, n'vous déplaise, Avec vous m' i"audrait-z étaler
Mes fleurs chez 1' pèr' La Chaise ; Mou commerce est mieux fêté A la porte d' la Gaieté.
Encor jeune et jolie.
Moi, j' vends rosiers, lis et jasmins,
Et n' me sens point l'envie
De passer par vos mains.
J' frai courte et bonne, et, j'y consens,
En passant venez m' prendre.
Mais qu' ce n' soit point-z avant dix nus.
Adieu, croqu'-mort si tendre.
P't-èt' bien qu'en s'impatientant Un' pratique vous attend.
Encor jeune et jolie, Moi, j' vends rosiers, lis et jasmins,
Et n' me sens point l'envie
De passer par vos mains.
CHANSONS DE BKRANOER