‹ Chansons de P.J. de Béranger (volume 2)Chapitre 71 sur 95 · SS · texte numérisé non relu

SS

Des enfans, qui mourraient d'misère ; Chers enfans, par l'travail que v'ià J'vous épargne ce chagrin-là.

Quel plaisir [his) je r'sens à l'ouvrage !

Ah ! je suis tout en nage.

Ma mère avait raison, je l'vois, Net' bonheur est au bout d'nos doigts.

Pounh'amuser, d'abord j'm'occupe D'not' boulanger z'avec sa jupe ; En jupe j'me r 'présente toujours C'garçon d'esprit v'iu comme un ours.

Quel plaisir {bis) je r'sens à l'ouvrage !

Ah ! je suis tout en nage.

Ma mère avait raison, je l'vois, Not' bonheur est au bout d'nos doigts.

Je m'rappelle aussi l'grand Léandre, Qui d'vant ma f nêtre d'un air tendre S'déboutonne comme un impur.

Sans s'tourner du côté du mur.

Quel plaisir [bis) je r'sens à l'ouvrage !

Ah ! je suis tout en nage.

Ma mère avait raison, je l'vois, Not' bonheur est au bout d'nos doigts.

L'ouvrier' qui craint la satire Doit s'chatouiller pour se fair' rire ; En travaillant ça rend l'cœur gai, Et r poignet seul est fatigué.

Quel plaisir [bis) je r'sens à l'ouvrage !

Ah ! je suis tout en nage.

Ma mère avait raison, je Fvois, Not' bonheur est au bout d'nos doigts.

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