‹ Chansons de P.J. de BérangerChapitre 112 sur 145 · LES CINQUANTE ECUS · texte numérisé non relu

LES CINQUANTE ECUS

Air : Martin est fort bon garçon.

Grâce à Dieu je suis héritier!

Le métier De rentier Me sied et m'enchante.

Travailler serait un abus 5 J'ai cinquante écus, J'ai cinquante écus, J'ai cinquante écus de rente.

Mes amis , la terre est à moi.

J'ai de quoi Vivre en roi Si l'éclat me tente.

Les honneurs me sont dévolus ; J'ai cinquante écus , J'ai cinquante écus, J'ai cinquante écus de rente.

Pour user des droits d'un richard , Sans retard Sur un char De forme élégante, Fuyons mes créanciers confus.

J'ai cinquante écus,

J'ai cinquante écus, J'ai cinquante écus de rente.

Adieu Surène et ses coteaux!

Le bordeaux, Le mursaulx, L'aï que l'on chante, Vont donc enfin m'être connus.

J'ai cinquante écus, J'ai cinquante écus, J'ai cinquante écus de rente.

Parez -vous, Lise, mes amours, Des atours Que toujours La richesse invente ; Le clinquant ne vous convient plus ; J'ai cinquante écus , J'ai cinquante écus, J'ai cinquante écus de rente.

Pour mes hôtes vous que je prends , Amis francs, Vieux parens, Sœur jeune et fringante, Soyez logés , nourris , vêtus ; J'ai cinquante écus, J'ai cinquante écus, J'ai cinquante écus de rente.

Amis, bons vins, loisirs, amours, Pour huit jours, Des plus courts, Comblez mon attente ; Le fonds suivra les revenus.

J'ai cinquante écus, J'ai cinquante écus, J'ai cinquante écus de rente.

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