‹ Chansons de P.J. de BérangerChapitre 97 sur 145 · LE JOUR DE SON BAPTÊME · texte numérisé non relu

LE JOUR DE SON BAPTÊME

Air : J'étais bon chasseur autrefois.

Ma filleule, où diable a-t-on pris Le pauvre parrain qu'on vous donne ?

Ce choix seul excite vos cris ; De bon cœur je vous le pardonne.

Point de bonbons à ce repas j A vos yeux cela doit me nuire ,• Mais, mon enfant, ne pleurez pas, Votre parrain vous fera rire.

L'amitié m'en a fait l'honneur, Et c'est l'amitié qui vous nomme.

Or, pour n'être pas grand seigneur, Je n'en suis pas moins honnête homme.

Des cadeaux si vous faites cas , Vous y trouverez à redire; Mais, mon enfant, ne pleurez pas, Votre parrain vous fera rire.

Malgré le sort qui sous sa loi Tient la vertu même asservie, Puissions -nous, ma commère et moi, Vous porter bonheur dans la vie!

Pendant leur voyage ici bas, Aux bons cœurs rien ne devrait nuire; Mais , mon enfant , ne pleurez pas , Votre parrain vous fera rire.

Qu'à vos noces je chanterai, Si jusque là mes chansons plaisent!

Mais peut être alors je serai Où Panard et Collé se taisent.

Quoi, manquer aux joyeux ébats Qu'un pareil jour devra produire !

Non, mon enfant, ne pleurez pas, Votre parrain vous fera rire.

m-*- 285 <-« L'EXILÉ.

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