CHANSONS D'AMOUR
N« 1. — Man. 184 sa pi. F. — 66, 67, fonds Cangé : musique. — M. n<> 7613. —59, fonds La Yallière. — Souvent elle commence par : D'envis sent mal , qui ne Ta appris. — La fable de Narcisse, a laquelle l'auteur fait illusion, est citée inexactement. Narcisse ne se noya pas. — - Cette erreur est rectifiée dans une chanson adressée à Thibault. Voyez note du n<> 18 — Ces couplets sont disputés à Thibault par Guillaume Le Vinier, trouvère du Nord.
a — Ne faut-il pas lire : Vers lui , qui est à sa Dame cntentis ?
b — Moût vauroit qu'ele en seust ma foi* L.
c — Se je vos aim! ci a belle entreprise. L.
d — Si corn je croi. L.
N* 2 — Man. Mouchet, 8. — 7615: musique. — 184. Sup. F. : musique. — 66, Cangé : musique ; vignette. — Elle représente une jeune fille et une licorne endormie à ses pieds. Des chasseurs vont s'emparer de l'animal fabuleux. Les traditions de la vénerie au xin* siècle admettaient ce mode de chasse. Les yeux d'une pucelle fascinoient la licorne , disaiton ; et elle ne pouvait plus résister. Voyez à cet égard le Bestiaire de M Richard de Furnival, auteur et poète picard. Manuscrit du fonds La Vallière, fol. 79. — N» 2736. — Le m. de Berne attribue cette chanson à Pierre de Gand.
t — 184 — De son enemi — De son ami. L.
b — 7613 — Et moi ont fait de tel semblant. L.
bb — Mouchet, 8. — Mon cuer n'en puis pas avoir. L.
c — Mouchet, 8. — Douce Dame, quant je devant vos fui. L.
ce — Moult tost ont un homme saisi. 184.
d — Les destrois de ces huissiers. L. — Et les tourments des .m. portiers : Mouchet, 8.
e — 184 — En cest uis : L. — En cestui : 66 — S'il est ainsi corn je vos di , n'i a pitié fors que merci. Mouchet, 8.
f — Mouchet, 8. — En la prison et de moi près , 184. — En vostre prison et moi après. L.
g — 11 manque peut-être ici un vers. — Ne fout il pas : Mais non de faire sostenir ?
N* 3. — 65. Arsenal. — 184, Suppl. franc. — Mouchet, 8 — 66, 67, Cangé : musique publiée par La Ravallière.
a — Cangé 67. — Di li qui tant m'agrée. L.
b — La blonde coronée : 66, Gange. — Cette variante est célèbre. Cette chanson , qui commence le manuscrit 63 de l'Arsenal , y est illustrée d'une miniature représentant un jeune trouvère nu-tête, jouant de la vielle et chantant devant plusieurs personnes ; d'eux d'entre elles sont assises et portent couronne. Le scribe a-t-il mis le mot coronée pour rattacher la chanson à la vignette? Ou l'artiste a-t-il couronné ses personnages pour entrer dans l'esprit de la chanson ? C'est ce qui est difficile à dire. Le mot couronnée ne se trouve que dans cette leçon ; — ailleurs on lit : blonde coltfrée. Le terme couronée suffirait-il pour désigner la reine Blanche ? Non sans doute. Duchesses , comtesses , portaient couronnes. Le poète fait toujours de sa dame une reine de beauté. Blonde couronnée peut signifier reine des blondes. Enfin ce qui fait croire que l'auteur a écrit blonde coulorée , c'est que cette locution se retrouve dans plusieurs autres chansons.
N° 4. — Manuscrit 65 , Cangé : musique. — Cette chanson est généralement attribuée au sire de Coucy. Cependant le manuscrit 65 Cangé la donne à Gasse-Brulé. Le manuscrit que possédait Estienne Pasquier, (Recherches sur la France, 1665, in-folio , p. 601 ) commençait par cette pièce et la donnait sous le nom du roi de Navarre. Nous la lui laissons, d'autaut plus que les commentaires, qu'on en a fait, la constituent pièce du procès. — La Bavallière ne l'avait pas éditée. <— On remarquera qu'elle a été composée pour être publique. A la fin l'auteur s'adresse aux seigneurs de la cour.
N© 5. — Mouchet, 8. — Cette chanson est inédite. — Le deuxième couplet prouve que Thibault portait ses hommages en bon lieu sans doute, mais ailleurs qu'aux pieds d'une reine, il s'agit ici d'une de ses premières passions, d'une dame qui le fit poète. Nous pensons pouvoir nommer sa muse. — - Raoul de Soissons, s p de Coeuvres, poète et ami de Thibault , épousa une demoiselle de la maison de Hangest. Elle avait pour prénom unique celui de Comtesse. Raoul mourut avant 1276, et sa fille Yolande épousa Bernard sieur de Moreuil. Thibault fit donc des chansons pour d'autres que pour Blanche : et l'on remarquera que dans celle-ci le style et les pensées ont les mêmes caractères que dans toutes les autres ; le poète s'y montre, comme à l'ordinaire, tendre et respectueux
No 6. — 184.-66,67: fonds Cangé. Musique . —Cette chanson est jolie. Le 4« couplet mérite attention. Est-ce a la reine Blanche que Thibault peut demander un rendez- vous
nocturne. — En se comparant à Tristan dans cette chanson et dans celle qui porte le n° 45; il provoqua le trait satyrique lancé contre loi par la chronique anonyme de S* Magloire. V. ci-après pièces à l'appui, n° 15.
a — 66, 67. — Las ! que ne soit assise, — ou esprise. L.
b — 66, 67. — A vos s'en va. L.
e — 66, 67. — Li dois maus dont j'atends joie ,
Me griève , se me desloie. L.
M'ont si grevé, mors sui s'ele mi délaie. 184. ce — Dirai vos que mon cuer emblé m'a. L.
d — 66, 67 — 184 — Ne pot avoir tant corne il ot durée. L. e — Et s'amor garder , qui l'aura. 66, 67.
No 7. — 7615 musique. — 184 — 66 Cangé : musique. — Dans cette chanson , Thibault semble répondre aux reproches d'ambition, qu'on lui faisait. Le 5 e couplet peint bien la nature de ce cœur amoureux et volage. — Cette pièce fut faite pour un ami.
a — Et grant chevanca. 7615.
b -66 — Com faus. L.
c — 7615 — Ce est raisons qui a amer emprent. L. d — Que tous les biens savez. 184 , 7615 , 66. e — Il s'agit ici de Philippe de Nanteuil. V. notre volume des Chansonniers de Champagne aux i%* et 15» siècles,
f — Bien est s'amour a la moie tornée:
Toujours iert mais de bêles dames amez. L.
N« 8. 184 — 67 : musique. — 66: vignette. Elle représente un jeune homme qu'une flèche frappe au cœur. — Dans le 4* couplet, l'auteur reproche à sa Dame sa timidité et sa jeunesse en amour. — Blanche veuve, mère de onze enfants, femme de cœur et d'énergie, ne peut dans aucun cas être l'objet de cette plainte.
a — Contre le tans, qui devise
Yver et pluie d'estey.
* Et la mauvis se deluise. 66 , 67 , 184.
b — 184' — Aterance. — Estrivance. L.
c — 66 , 67 , 184. — Le feist expérimenter. L.
d — 184 — Diex m'i doint merci trover! L.
No 9. — 7615, — 7222 — 66, 67: musique. — Mouchet, 8 : musique. — Dans cette chanson l'auteur déclare que sa Dame est priée d'amours par bien d'autres gens que lui. Il s'adresse "donc a une coquette.
- Que (rut avoirs : 66, S7, Mouche!, 8. — Qui mil ai
- Ifestre oatagtés ■ 66, 67. — Sans bêle fuite bob
plac* parmi les œuvres de Gace Brûlé (manuscrit 65, 67). Au surplus, la voici :
Ire d'amours, qui en mon cuer repère,
Ne me let tant, que de chanter me tiengne.
Grant merveille est, se j'en puis cbançon trère ;
Car je if i voi l'acheson , dont il viengne.
Car H désirs et la grant volenlé,
Dont je suis si pensis et esgaris
M'ont si mené , ce vos puis je bien dire ,
Qu'à peine sai connoistre joie d'ire.
Et nou por quant tôt li cuer m'en esclaire D'un bon espoir ; Dex doint que il aviengne 1 Molt par devroit a ma Damo desplaire , Se «este amor m'occit : bien l'en conviengne. Mort m'a ses cors le gent , li acesmés , Et son dous vis freschement colorés , Et sa biauté, dont il n'est riens a dire.
Dex ! por qu'en ot tant à moi desconfire ?
Irer me font celé gent de maie aire Plus que mes mais , que por amor sostiengne.
Riens ne lor vaut : ja ne porront deffaire Qu'amors ne m'ait et qu'au cuer ne me tiengne. Si faitement me sui à li donés , Que ja sans mort n'en cuit estre tornés.
Puis qu'on ne puet vers amors escondire, Ne 1' doit l'en pas à fins amans esclire.
Joians désirs , dont j'ai plus de .c. père , M'occiront voir , ains qu'en la joie viengne, Qui tos jors m'est promise por atrère.
Mes je ne cuid qu'à ma Dame en souviengne , Qui Dex dona valeur et trop biautés.
Mes contre moi si est orguels mellés:
Si n'ai povoir de tel tort contredire, Puisque mes cuers me vuet por li occire.
Très grant amor me fit folie faire :
Si ai paor que longues la maintiengne.
Mes je ne puis pas mon corage retrère:
Issi me plest, comment qu'il m'en aviengne.
Par tel reson sui povres esgarés, Quant je plus vueil ce , dont plus sui grevés. Et en l'esmai m'estuet joer et rire :
One mes ne vi si décevant martire.
Ha l Quens de Blois , vos qui fustes amés, ; Tiengne vos en , se vous] en remembrez :
Ctr i qui d'amour oste son cuer et tire , Aventure est se grant honeur désire.
, C'est a l'occasion de ces couplets que le Dante donne a
Thibault le titre de maître incomparable. L'éloge doit revenir
à Gace. Voyez notre vol . des Chansonniers de Champagne.
a — 7613. Mouchet 8 — Séance et beauté. L.
b 66 , 67 — Tous trois sont un , qui bien i a pensé. L.
c — ' 67 : Mouchet 8 — De moi ont fait leur chemin ferré. L.
d — 67 — Les gratis bi au tés et li biens que j'ivi. L.
e — En amours a proesce. 67
f — Cil dui sont troi. 66 , 67.
f bis. — Ou amors a et reut et refui, 67. — Retroit et ravi. L.
g — Que nus n'i fait. L.
h — À mon hostel. 67 — Ou je sui. 7613.
i — Mouchet 8, 66 — Je n'i vois plus ; mes à Dieu me
commant. L.
j — Car tous biens fais ai laissié por cestui. Mouchet. 8. 1 — Ma belle mort ou ma joie i atent. — Id.
m — Se de s'amour i deignoit assener. — Id.
n — N'en poroit nuls sachier. — Id.
o — Mon message noncier. L. — Mon corage envoier. 184.
Ko 13 — 184 — 66, 67 : musique. — Cette chanson ne
fut pas faite pour Blanche: elle est envoyée à Thibault de
Blazon.
a 184 — Forment amois 67 — Formant à moi — Qui aim
forment guerroie. L.
b — Plour li fait ses dolors. L.
c — 67 — Recorderoit toute voie. L.
d — 66 , 67 — Est il sus la meillor. L.
dd — Qu'adès m'estuet que la voie. 66 , 67 , 184.
e — 66, 67 — 184 — Chançon , va tàntost si di
A m'amie de par mi Qu'elle te face chanter. L.
f — V. surThibault de Blazon notre vol. des Chansonniers, p. 18.
No 14. — 184 — 7615 : musique — 66 : musique. — Cette chanson paraît être une réponse : l'auteur semble dira que la Dame, à laquelle il s'adresse, ignore son amour. a — Ne soiez deceus. L. — Ne sui pas. 66.
b — 184 — Et doner bien et joie. L.
c — Se tuit sont li mien oel de ma chière. 184. #
Car trop sont loings li mien huiz de ma chière. L.
d — - Reoeves le , Dame, s'il vous agrée. 66.
No 45 — 484 — 66 1 musique. — Cette chanson a éU altérée et publiée sous le nom de Thibault dans l'anthologie française. Le premier vers est tel :
Las ! si j'avais pouvoir d'oublier, a — Espoir fait faire grant folage. L.
b — 66, 484 — Là où ne puet avenir. L.
o — S'iert bien ma peine sauvée. 66.
il — 184 — Que seul la désirée. L.
e — Por ce tait Amours doloir 66.
f — 66 , 484 — Vous vueil monstrer sans contendre. L.
N« 46 — 484 — 66 : musique, a — 66, 484 — Mais cil est dous efc puissans. L. b — Qui de tous maus m'est garans. 66.
c — 66 — Jamais je ne querroie voloir
Envers Dieu merci si grant. L.
d — 66 — 484 — Que je vodrois tant avoir. L.
No 47 — 484 — 66 : Musique — Dans cette chanson Thibault ne dissimule pas qu'il aime de divers côtés ; mais il prétend que c'est pour mieux dissimuler sa passion véritable . Qu'on n'oublie pas ses .quatre bâtards.
a — - 184 — Et soffrir bien qu'autre mal, si l'avoit. L.
Que soffrir bien autre mal se l'avoie. 66.
b — 184 — Les grans biautéa com si pot acointier. L. c — 484 — En cortoisie. L.
N° 18 — Mouchet 8 : musique — 7615 — 66: musique. — Cette chanson paraît adressée i Raoul de Coucy ou à Raoul de Soissons , chevaliers et poètes picards. Il est possible que Thibault en ait envoyé copie à d'autres en changeant le nom du destinataire. Le manuscrit 7613 nous livre une réponse faite à ces couplets , et les place sous le nom d'un poète nommé Jean. Ce nom peut en désigner plus d'un. Le manuscrit Cangé 67 donne cette pièce à Messire Thierry de Soissons (p. 428), et le manuscrit 184 à Raoul de Soissons. Le manuscrit de Berne la conserve sous le nom du Roi de Navarre. Quoiqu'il en soit, la voici :
Jehan au roi de Navarre :
Roy de Navarre , Sire de Vertus
Vous me dites qu'amours a grant poissance*
Certes , c'est voir ! bien l'ai aperceu ,
Qu'onques ses coen ne pensa trtïson.
Ains est si bons et de si bon renon, Que ses vers euls ne m'auront engingnié, Ne ses fins cuers ne sera sans pitié.
Moult trais mon cors de mon cuer esloingnié Et de ma Dame, en qui j'ai ma fiance. Si de li me sentoie embrasié, Santé auroie et de joie abondance ; Car de s'amour , de sa bonne vaillance Ne prendroie toute France et Digon.
Ha ! Douce riens , de qui fais ma chanson , Confortes moi ! car je ne puis garir Sans votre amour, ne de joie enrichir.
Rois , en qui j'ai amor et espérance , De bien chanter avés assez raison.
Mes mes plours est souvent de saison, Quant je ne puis veoir ce que j'aim plus, Qn'onques n'ama son ombre Narcissus.
N° 19 — 184-7615 : musique. — 66, 67: musique. L'air de ce manuscrit ne nous paraît pas le même que celui publié par La Ravaillière. — 66 , vignette : un jeune homme assis tient à la main un rouleau de parchemin , où se trouve sans doute écrite une chanson. — On voit par les derniers vers que la Dame de Thibault chantait. Voyez aussi à cet égard n° 12.
a — 184 — Grief m'en sont li sopir. L. — Joie en font mi
sospir. L.
b — 184 — Se nus n'a tele voie. L.
c — Mais se nus puet à bonne amour venir. 7613. d — Que beautés ne vos ait oubliée, 184. — est oubliée, 66. e — Je vous vueil dire et conter ma dolour. L. f — Que par vous soit mire et confortée. 7613, 66. g — 66. — Toute m'cntente i ai ge tournée. L. h — 66, 7613. — Ne mesferez donc, Dame, à l'entrée. L.
No 20. — 184, 7615, 66, 67. Mouchet, 8. — Les 4 derniers contiennent l'air fait pour cette jolie chanson. — 66 ; vignette. Un jeune poète montre au doigt d'un air railleur un arbre verdoyant. Elle rend assez bien le trait lancé par Thibault contre les poètes printanniers de son temps. Gasse consacre au retour des beaux jours plus du quait de tes
ebtnsons. D'autres auteurs ne sortaient pas de ce lieu-commun. Thibault lui-même ne l'a pas toujours dédaigné. Voyes chanson 29, 4, 8.
a — 184 , 67. — Moienne gent. L.
D — 67. — Abaier. L. — Essaucier : 7613.
c — 7615. — Aime cent et plus assez : 67, 184. — Aime tant et plus assez. L. — Quelle que soit la variante que Ton adopte , il est évident que Thibault chantait une Dame entourée d'adorateurs.
d — • Je la voil engignier. L.
e — Car li plus faus : 184. — E^ fait mains a prisier. L.
f — 7613. — Mais grans anuis i a meslier sovent. L.
g — Plus que n'a sens , ne reson ne plàidier. 67.
No 21. — 104, — 66, 67, Mouchet, 8: Musique. — 66. Vignette sans intérêt. — La fin de celte chanson paraît une allusion aux cruelles calomnies répandues contre* la Reine et Thibault. L'auteur en prend gaiment son parti : ce qui ne peut s'admettre que si toute la cour savait que les factions seules avaient inventé de pareilles accusations. — On voit qu'il les brave ; car il envoie sa nouvelle chanson à trois de ses amis.
a — 184 — Li dous maus moi fait languir. L. — Que li
maus d'amors m'occist : 66. — Li dous mous d'amour
m'occist. Mouchet, 8.
b — 184, — 66. — Dieus ! tant fort quant la remir. L. 6.
Biaus sire Diex , tant la désir. — 67.
c — Ce couplet est cité par Fauchet et par Favin dans son
histoire de Navarre. 11 ne serait concluant que s'il était
prouvé que Blanche avait pris un cerf pour emblème.
D'ailleurs, les derniers vers démontrent que Thibault «e
joue ici des médisants.
d — 66, 184 — Je ne voi ne bas ne haut. L.
e — 66 — Ans deux. L. 67. Mouchet 8.
f — plus sors qu'un ors espaignois. 66.
g — 67, 184 — Que trop het les cortois. L.
h — Que emble fèves et pois. Mouchet 8.
i l N'est tant destrois , n'envieus , ne envers moi dolo-
reux, 184. — N'escuiers luxurieux: Mouchet 8. —Ne
moigoe luxurieux. L.
j — 66 — Ce vers , dans l'édition de 1742, est représenté
par celui-ci : — Je le vos dis en oianU — Il se trouve
l'avant-dernier du couplet.
m — H s'agit ici sans doute de Philippe de Nenteuil , peoû être de Renaut de Sabeuil , chevalier et poète da temps. Quant a Lorent , je n'ai pu savoir qui il était ; Thibault le nomme encore ailleurs. Gasse-Brulé étoit aussi lié avec lui et le cite dans ses poésies.
N« 22 — 7615 : Htuchet &• — Si cette chanson est du Roi de Navarre , comme semble l'indiquer une note du manuscrit Houchet 8 , elle serait curieuse en ce qu'elle montrerait Thibault aux pieds d'une blonde ou d'une brune. Nous avons laissé les mots intéressants parmi les variantes pour éviter le reproche de partialité.
« — Tant com entoie : Houchet, 8.
b — Le quart de dolour : id.
« — Car se pitié. 76l3.
d — Tant mar l'aime, id.
e — À tous timer ai mon cuer duit. id.
f — De la sade brunette s Mouchet , 8.
g — A la belle t'envoi. 7613.
N« 23. — 184. — 66, 67 : musique, — On remarquera que le dernier mot de chaque couplet commence le suivant.
t — Cette chose me devroit moul seoir. L.
b — It n'i a point de pont. 184.
c — Geler dit-on que mieux vat à l'ami. L.
No 24 — 7613 — 66 — 184 : musique — Houchet 8. — Cette chanson prouve que Thibault ne fit pas toutes ses chansons d'amour de suite : comme tous les poètes, il prit, déposa et reprit la lyre quand les idées lui vinrent.
a «— On ne voit mais nului , qui vit ne chant. 7615.
b — 7613 — Pour ce que je vauroie. L.
o — El mont ne voi nului , qui très bien aim. Houchet 8.
d — Cil qui aime; ains Dieu ne fist celui. 7615.
No 25. — Houchet 8. — Jean de Brienne et Muse Àliate disputent cette chanson à Thibault. Dans le doute, nous la lui laissons.
a — En pur don longuement. L.
b — Car je ne l'aim, ne ne m'en puis retraire* Houchet 8.
c — Ainsi me tient Amour à son voloir. — Id.
«e — Houchet 8 — Ains me détient autressi par semblance. L.
4 — A mal peour : Houchet 8 — Et sans fiance. L.
Ifcft
• — Mouchet, 8. — Qu'il me convient ce qu'élèvent voloir. L. f — Mouchet, 8. — Qu'il n'i convient pas trop grant maiestire. L a g — Qu'on ne se puet d'amours mie garder. Mouchet, 8. h — Qu'on vos doit bien servir et honorer, id. i — Mouchet, 8. — Puisque mercis ne me puet rien valoir. L. j — Fors biau parler , et servir, et souffrance. Mouchet, 8.
Fors que dou tout mettre en sa souffrance. L. 1 — Mouchet, 8. — Tant i covient qui joie eu vuet avoir. L.
N« 26. — 184 — 66 : musique, a — S'ans m'aligance brisier. 184.
b — 66. Pour çou ne m'en os meller. L.
No 27. — 7613 : deux airs différents , fol. 29 et 79. — 184 — 66. Cette chanson est attribuée a Monnios (de Paris ou d'Arras) par le manuscrit 7613. — D'après son envoi elle dut être composée après 1239. Or Blanche 'avait alors 52 ans. — Si ces couplets étaient faits pour la Reine , le poète n'aurait-il pas évité de faire dans le cinquième couplet une allusion à son fige?
a — 7613 — Pot ce vos pri d'amors douche semblance. L. b — » 7613 — Que de mes iex seul ne me puis aidier Dou regarder , dont je ai désirier. L.
No 28. — 7613: deux airs différents, fol. 72 et 170 — Mouchet 8 — 66 musique — 184. — Cette chanson, faite probablement en' croisade ou en Navarre, pour les amis que Thibault laissait en Champagne , n'a donc rien de mystérieux.
a — Que trop [mentent li anquant* 7613. fol. 170.
b — Mais ma Dame doit connoistre. L. — A leur fins dis, 7615.
c — Qui plus de moi n'aim nus ;
Si en vueil amendement. Mouchet. 8.
d — Vos débonnaire dis. 7613 , fol. 170.
e — Ne tanfox d'Alemaigne 7613. — La Ravallière propose de lire ; Ni qu'un froid d'Alemagne. — Ne pourroitpon pas lire : Ni qu'un fols d'Alemaigne ?
f — Si vous en rent les grés. L.
No 29. — 7613. — Cette chanson inédite nous montre Thibault en flagrant délit d'hommage aux printemps.
a — Le mot amoureusement ne signifie-t-il pas ici : En se faisant longtemps prier d'amour?
!f« 30. — 7613 : musique— 184 — 67, 66: musique. — 66 ; vignette : elle représente un jeune homme assis , appuyé sur le coude et rêvant. — Cette chanson est faite pour être envoyée à Nanteuil.
a — 7613 — Que tous dis est mes cuer maltalentis. L.
b — Gouardement , paoreux , sans doutance. 184.
c — 66. — Amors de vos ne me dois pas loer. L.
d — Ph. de Nanteuil. V. Chansonniers champenois , p. 48.
e — 184. — Trop petit valoir. L.
No 31. — Nous n'avons trouvé ce texte inédit que dans le manuscrit Mouchet, 8 : aussi n'a-t-il pas toute la clarté désirable. — On remarquera que Thibault se plaint des médisans, qui dénaturent son amour.
N° 32 — 7222 — 66: musique. — Cette chanson, non publiée en 1742, a été éditée par Laborde dans ses essais sur la musique, t. 2, p. 227. Elle est du plus haut intérêt : elle prouve qife Thibault travaillait pour les concours du Puy d'Amour. Ces chansons ne sont donc que des jeux d'esprit.
a — Dame d'amors et li max que je trai. Laborde.
b — Si me tairai que je ne li annoie. 66.
c — Miex choisir ne sauroie. Laborde.
d — Aillors penser qu'à li. id.
e — S'elle savoit et dont s'en fust en voie. Laborde.
f — Ces deux vers ne sont pas dans les manuscrits 7222 et 66.
No 33 — 184 — 66, 67 : musique, a — 66, 184. — Pour couse d'amer me duel. L.
b — Qui en plusieurs leus m'essaie. 66.
c — Mais de cuer aim, qu'est de greigneur povoir. 67. d — Maintes gens ont un escuel. 184.
e — Qui trop set faire grief plaie. 67, 184.
f — 66. — Dame, qui part au besoing. L.
g — Et je pert sans reson querre 67., h — 66. — Demain autant me harra. L.
i — 66, 67. — Molt grant s'en a bien querre. L. j — 66, 184. — Et a doutis sans requerre. L.
k — 66 — Moult vauroie ors escoter. L.
j — Si qui le cuer outre saille. — L.
m — 66. — Qui mie me nuist 67. — Qui ja me despleust. L.
No $4. — 184. — 66, 67 : musique publiée par La Ravallière.
T. 2, p. 309. — Le 4» couplet n'est-il pas une protestation contre les projets ambitieux imputés à Thibault?
a — La voyelle £ est répétée 5, 4 et même 5 fois, suivant . les manuscrits. ,
b — ■ Je meisme a toi tenu. 66.
c — Tel renom* 66.
d Mort m'a honi 66. — Mort m'a nom. 67. — Ce serment par la mort de Mahomet sent la croisade, ou au moins les Pyrénées.
No 35. — 184 — 67 , 66 : musique. — 66 : Vignette. Elle représente un jeune poète assis, écrivant sur une bande de velin. — On remarquera que les deux derniers vers de chaque couplet riment avec les deux derniers du couplet précédent.
a — Puis pren conseil de ci [faire chanson. L. b — 66, 67. — Ainçois sera Yvers pour pluie faillie. L.
c — 66, 67. — Por ce se j'ai de moi grant paor, n'en puet pas. L.
d — 66 , 67. — Qui ne porroit por riens quitier s'amie. L.
e — 66, 67 — Par ce son il en si grtnt covertour, ce n'est pas. L.
f — Nul ne porroit de cestui mal esciver. 184.
flo 56. — 7615, 184, 66 : musique, a — Le mot Valara, qui constitue le refrain, se trouve dans certaines leçons répétées deux fois. Dans le manuscrit 66 on lit Valarara.
b — 66. — Bonne et belle et coulorée. L.
c — 66. — 184. — L'amour que vous ai donnée, Que je ai tant désirée Quant prierai. — L.
d — 66, 184. Ne m'oublies mie. L.
e — Plaise vous que en ma vie
Ioeste parole die. — 66, 184.
t — 66. — Ce vers ne se trouve pas dans l'édition de 1741.
La Ravallière le donne comme une variante du quatrième
vers du dernier couplet, g — 66. — Do Q t je li pri. L.
No 57. — 67 : musique. — Cette chanson , inédite en 1742 , a été publiée d'une manière incomplète par Laborde ( Essai sur la musique, t. 2, p. 229.; Elle a été aussi attribuée par divers textes a Gauthier d'Espinois , et Richard de Fournival.
a — De nu doleur complaindre. Laborde.
N» 58. — 66 , 67 : musique. — Encore une chanson frite pour un ami. Celle-ci dut être envoyée a un noble champenois , Guillaume de Garlande , vassal de Thibault , et sans doute son frère d'armes.
a — Noblet ou Noblor paraît avoir été le nom ou le surnom de la famille de Garlande : V. Duehesne , histoire de la maison de Dreux , liv. xi , p. 658. — Gace~Brulé fit aussi des chansons pour ce chevalier.
N* 59. — 1615, 184, 67, 66 : musique. — 66 : vignette. Un jeune homme assis , appuyé sur son coude , paratt rêver. Sa figure est résignée. — Au premier [vers lisez : Qui plus aime , plus endure.
a — Mais je n'en puis point avoir. 66, 67.
b — Diamant en mon recort L — D'aymant en mon recort.
66, 184. — Dyamans que j'en recors. 67.
c — Des péchiés et de l'ardure. 67.
d — Je n'en deusse partir. 66.
f — Ains me het pour H servir. L. — Ains me veut par li
traïr. 67. — Ains m'i veut por lui occire. 7615.
f — I8i. — Que vous jugiez maintenant L.
g — Ma grant joie en devient ire Que ne 1' sauroie conter Qu'en nul sens ne trui manière. 67.
h — Rancunous et Arabi. 66. — La Ravallière pense qu'il s'agit ici de Raoul sire de Couçy , tué à la bataille de la Massoure en 1250. — Cette chanson peut s'adresser aussi à Raoul de Soissons , ami de Thibault.
N* 40. — 66, 7613 , Mouchet 8 : musique.
a — Mouchet 8. — Sçavez pourquoi Amours o non amours. L.
b — Diable , qui chastie. Mouchet 8.
o — Estroitement se. j'aie ja merchi. — -H.
d — 66. — Trester de félonie. L. — Que le puet-on recorder félonie. Mouchet, 8.
e — 7615 — Je suis tout noms. L.
f — *6. — Et en sont bien chîer mon avancement. L. — Car en son bien truis mon avancement : Mouchet, fc — Et sont bien chier tout avancement. 7615,
g — Car de seigneur. 66. — Car de s'oneur. Mouchet, 8.
h — 7615. — Car ele i a tout veu et oï.. L.
i — Ne se peut estandre. L.
ii — Aussi dès.joa c'est, pour moi désenfler. L.
j — ;66, ~ Qtafcd on en ot parler. L.
k — Ces deux vers, inconnus I La RavalHère, nous sont' donnés par le manuscrit Mouchet, 8.
1 — Mouchet 8. — En un confort, qu'amors scet aux siens rendre. L.
m — Qui ses annuis i sauroit bien haïr. — Mouchet, 8. n — Joie et secours pour avoir trop grant mal» id. o — M. 8,— La miex embaufamée. L.
N° ii . — Mouchet, 8, — Cette chanson est inédite.
No 42. — Mouchet, 8. — Cette chanson est inédite. On remarquera que Thibault déclare qu'il y a déjà cinq ans qu'il aime sa Dame.
M» 43. — Mouchet, 8.' — 66 : musique. — Celte chanson • a été publiée d'une manière incomplète par La Ravallière, d'après Estienne Pasquier. Celui-ci la cite comme un chefd'œuvre dans une de ses lettres à Ronsard ( édition 1 725 , t. 2, p. 59. ) — Cette chanson est remarquable et prouve
que ce n'était pas en l'honneur de Blanche que Thibault écrivait. Elle fut faite après le retour des croisades. — 1241 # 1242. A cette époque Blanche avait 55 ans. Or l'auteur dans le premier vers du deuxième couplet, dit que sa Dame est jeune, gaie, coquette. 11 la nomme la Rose de beauté., — Thibault se compare encore ici à Tristan ; ce qui explique le passage sa lyrique de la chronique de S* Magloire , que nous publions ci-après.
a — Mouchet, 8. — Dont mille fois la douleur m'assouage. L.
b — Le voir et la joie. Mouchet, 8*
c — % Mouchet» 8. — En droite iceine. L.
d — Mouchet, 8. Vers inconnus à La Ravallière.
e— Id. — Et s'amour naîst mie en moi trop vilaine. L.
f — id. — . Ja sans mentir n'en ferai pénitence. • L.
g — Id. — Vers inconnu à La Ravallière.
h — Id. — Ces trois vers étaient inconnus à L. — Archier est peut-être Jean d'Àrgies ou d*Àrgier, poète contemporain de Thibault. — il s'agit encore* ici de Raoul de Soissons, seigneur de Coeuvre, chevalier et trouvère Picard. r
No 44. — Mouchet, 8. — Cette chanson inédite est antérieure à 1259. Elle peut dater du jour où Thibault prit la croix ; 1255. —Blanche avait alors 48 ans.
N° 45. — Mouchet, 8. — Cette chanson inédite paraît mite a la même occasion que la précédente.- — On remarquera le dernier vers, il prouve que Thibault s'adresse a une dame, qui reçoit les hommages de tout le monde.
N« 46. — 184. — 66, 67 : musique. — 66 t vignette. Un jeune trouvère, assis, lit ou chante des veVs écrits sur une bande de parchemin. >
a — Tains et pers. 66.
b — 67. — Qui bien le scet a tendre. 66.
c — L'on i puet bien mainte chose mesprendre. 67.
d — Leur grant honour atendre. 67»
e — N*i doi perdre» s'on ne m*i velt deffendre. 484.
f Sans plus cop prendre. 67.
No 47. — Houchet 8» — 66 : musique. — 7615 : deux airs différents , fol. 37 v° et fol. 170 v». — Cette chanson est souvent citée ; on lui a donné une importance qu'elle n'a point. — La Ravallière soutient que, puisque Thibault se compare à Pyrame , sa Dame ne peut être Blanche : car Thysbô était jeun et n'était pas libre : or Blanche était reine, libre et d'un âge mûr. D'abord Thibault souhaite que sa Dame toit Thysbé , c'est-àdire qu'il désire être aimé comme Pyrame le fut par Thysbé. L'histoire de ces infortunés amants était , an xin« siècle , aussi populaire que celle de Tristan et d'Yseult. Plus d'un trouvère l'a mise en vers. Les vers de Thibault sont simplement une allusion à un sujet connu. — La Ravallière croit encore trouver dans le mot Aigle le nom de la Dame que Thibault aimait. La chose est possible, sans doute : mais ce nom peut être simplement allégorique. La Ravallière reconnaît , d'ailleurs , que dans un des manuscrits qu'il a consultés , on lit , au lieu d'Aigle , le mot Plaisans. — Thibault aima plus d'une femme en sa vie : aucune d'elles ne garda ses moeurs de 1280 a 1245. Ges chansons ne sont que des passe-temps de prince et des œuvres de poète.
a — 7615. — Pour quoi ma Dame dolor. L.
b — Mouchet, 8. — Plaine de si grant douçor. L.
c — 7615. — Donne, si face grand vigor. L.
d — Que je ne vivrai plus. Mouchet, 8.
e — Ces vers sont placés autrement dans l'édition de 1742.
f — 7615. — Qui trait par si grant douçour. L.
g — Espris d'ardant feu d'amour. L. — Espris, ardent feu d'amors. Mouchet, 8.
h — • Dame, se le service Deu amasse autant. 66.
i — Que je en paradis ea eusse loier. L. — Qu'en paradis n*eust nul tel loier. 7613.
j — Car en la foi faudront les droiturier. Mouchet , 8. — C'est une allusion à la venue de l'Antéchrist annoncée par les saintes écritures.
k — Quant cruauté vaut merci ne proier. 66.
1 — Ni bons amour, n'attendre longuement. Mouchet, 8.
H — Qu'atendre sans espoir. 66.
m — 7615. — Aigles s'en vont: ne pois merci trouver. Mouchet 8 — Aigle, sans vous. L. — Les deux couplets où on Ht le mot aigle sont omis dans le m. 7615.
n — Amours sera mais pis. — Mouchet 8.
o — Mouchet 8. — . Où est la rose et le lis. L.
N* 48. — 722Î. .— • 67 — 66 : musique. — Cette chansonpermet de supposer que le Roi de Navarre donne son cœur à une Dame d'un rang plus haut que le sien. Mais d'une part elle est réclamée par André Contredit et Perrin d'Angecourt. — De l'autre, Thibauft n'a-t-il pas, comme tous les trouvères de son temps, cherché prétexte à quelques vers d'amour respectueux? Au surplus, l'auteur proteste contre les médisons: et qui est encore de style de poète, a — 06. — Son herbergage. L.
b — Amours me fist vilaine courtoisie. 66.
c — 66. — Non sont; par Dieu, j'aime et si faitfolage. Ld — S'espoir n'estoit, s'offrir ne la poroie. 66. e — 66, — Vostre home demeng. L.
f — • 66. — D'une chançon bêle par irétage. L.
No 49 — 184 — Mouchet, 8 — 7613 — 68, 67 r musique. — £6 : vignette. Elle représente un jeune homme assis près d'une dame sur un banc. Cette curieuse chanson nous peint la dame de Thibault entourée d'adorateurs, auxquels elle fait bon accueil. — Elle est, d'ailleurs, faite pour Raoul de Soissons ou Raoul de Coucy». auquel on l'envoie.
a — 7913. — Mi grant désir. L.
aa — Qui ont ven son gent corps acesmé. L.
b — M'ont si sorpris de bonne volonté. 67. — Sont si vers
lui de bonne volonté. 184.
c — Mouchet , 8. — Nés Diex ! l'aime. L„ — Ce vers
signifie : Ou elle n'aime aucun d'eux. — Ou : Nos d'eux
qui ne l'aime, d — 66, Qu'en sa valor sont. L. — De sa biauté sont. 67. e — 67. — Qui ne en die : 7615. — Ne vous en die. L. f — Que la vauroit sovent rt mente voir. L.
g — Tant me fet grief mal départir : G6.
h — Amené fol espoir. L. — Aviegne fol espoir. 66. i — 6T . — Car fins amans. L. — Qui mains fait vivre. 66. j — $($. — Et mes fins cuers , qui pense a desservir. L.
— Et mes fox cuers pense adès à guérir. 67.
k — Que je ai fait por li grant désirier. 67. 1 — Tu puisse lancier : L. — Les osasse. 66.
N«. 50. — 184* — 7615. — 66 : musique : vignette. Elle représente un trouvère assis , chantant et tenant à la main une bande de parchemin, a — Sont mi œil tous jors à H. 7615.
b — 7615. — Mais moût guerredon es lent. L.
N° 61. — 184. — 7613. — Musique. — 66 : musique.
a — 7615, 66 — Que j'ai ; ne puis oster hors. L.
b — 66 — Dolente, désespérée doit on gieter puer. L.
c — 7615 — Ne se pitié ne la fait feindre. L.
d — Le lien et merci criant. L. — Le leu : 7613.
e — Dame, cui j'aime tant. L.
f — Renaut, cil qui sent. 66. — Cette variante ne permet-elle pas de croire que Thibault envoyait ses chansons a diverses personnes en changeant le nom du destinataire? — Bernard doit être Bernard de La Ferté , poète breton, ami de Pierre de Dreux, comte de Bretagne, auteur de diverses chansons. Nous en publions une à la suite du poème du tornoiement de l'Antéchrist. — Renaut est le prénom de plusieurs poètes ou chevaliers contemporains de Thibault. La Ravallière pense que l'ami de Thibault peut être le poète Renaut de Sabueil dont parle Fauchet. — Ce môme Renaut est nommé, chanson 31.