‹ Chansons du 15e siècle, publiées d'après le manuscrit de la Bibliothèque nationale de ParisChapitre 2 sur 100 · VI · texte numérisé non relu

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Le manuscrit que je public a été écrit tout à la fin du quinzième siècle, c'est-à-dire qu'il est contemporain des plus récentes chansons qu'il contient; les plus anciennes ne remon-

rapporte [de Berlin] iio pages de copies de chansons françaises, dans le nombre de bonnes. J'ai d'ailleurs bien travaillé, depuis que je ne vous ai vu, à l'enrichissement de ma collection. Entre autres, j'ai acquis moi-même le Recueil de plusieurs chansons... à Lyon, par Benoist Rigaud et Jean Saugrain, iSSy, 12°. Il est donc inutile de faire copier ce chansonnier pour moi à Vienne. » — « Zittau, 3i de'c. 1834. J'ai fait de belles acquisitions pour mes chansons françaises. » — « Zittau, 17 avril i835. Je vous remercie avec bonheur des belles perspectives que m'ouvre votre recommandation pour Francisque Michel, mais » préciser ce que Je désire » est assez difficile. Comment dois-je caractériser le genre de chansons qui m'intéresse? Nous l'entendons bien sans autre définition, nous autres Allemands. Pour l'instant je ne vois pas moyen de mieux préciser ma demande de chansons transmises oralement qu'en vous priant d'écrire à Michel que je lui suis très-reconnaissant de son obligeance, et que j'accueillerai avec joie toute chanson recueillie dans la tradition orale, si elle ne porte pas en elle-même la marque d'une origine postérieure au temps de Henri IV. L'indication de vieilles chansons imprimées me serait aussi fort précieuse. Tout cela est à vrai dire très-vague, mais je ne saurais mieux trouver. A ce propos il m'est venu une pensée que je soumets à votre examen. Ne serait-il pas bon de publier sans plus de délai un volume de ma collection de chansons françaises? Tout le monde, et en particulier les Français, verraient alors de quoi il s'agit, et j'aurais plus de chances de recevoir un concours utile. D'autre part, il y a plus d'une objection à publier isolément le premier volume : un bon ordre devient impossible; ma collection a encore trop de lacunes, etc. » — « Zittau, i" juillet i835. Votre conseil, de ne pas tarder plus que de raison à publier un volume de ma collection, m'a convaincu. Vous avez tout à fait raison; ainsi le premier volume paraîtra l'an prochain, s'il plaît à Dieu. Seulement c'est vous qui aurez à vous en plaindre. Sachez que je ne ferai rien imprimer avant que vous ayez vu et jugé le manuscrit. Que ne puis-je discuter avec vous de vive voix tant de difficultés qui m'arrêtent!... Je tâcherai de me procurer par Leipzig le cahier en question du Bulletin de la Société de l'Iiistoire de France. Si je n'y arrive pas, j'aurai recours à votre bonté pour la copie des chansons publiées par Desnoyers, en tant que leur date les fait rentrer dans ma collection. J'en possède, il est vrai, la plupart, mais d'après d'autres sources, et ma scrupuleuse exactitude philologique réclame une comparaison complète. La même minutie me fait vous demander de me procurer une copie du Recueil de plusieurs chansons divisé en trois parties. A LYon, par Benoist Rigaud et Jean Saugrain, 1 557, I2», que possède la Jiibliothèque de Vienne. J'en ai vu récemment un exemplaire à la Bibliothèque de Francfort-sur-le-Mein, mais je n'ai pu le copier entièrement. La copie que vous avez bien voulu m'envoyer du cantique français répond tout à fait à mes désirs; si le copiste demande un peu plus pour le travail que je souhaite maintenant, peu importe. Je voudrais aussi avoir une copie de la chanson que vous m'indiquez comme publiée par Leber. Conformément à votre demande, je vous envoie ci-jointe la liste de tous les recueils de chansons que j'ai déjà utilises (c'est-à-dire en général copiés d'un bout à l'autre), ainsi que de ceux dont je ne connais malheureusement que le titre. Je n'ai guère d'espoir de trouver ceux-là, car les raretés de ce genre se vendent en France à des prix énormes, qui dépassent mes moyens, et il n'y a guère plus de chances de pouvoir les emprunter. Mais vous m'obligeriez bien si vous pouviez me faire savoir pour quel prix on pourrait avoir à Paris des copies suffisamment exactes (par exemple des Belles chansons nouvelles et fort joyeuses, Paris, i537). La simple indication des titres de chansonniers que je ne connais pas m'est déjà précieuse. Peut-être ferai-je imprimer plus tard une liste de ceux que je n'ai pu consulter

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