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tent guère plus haut que le second tiers du même siècle. C'est en effet cette époque qui, non-seulement en France, mais dans plusieurs pays de l'Europe, a vu la plus riche éclosion de la
et l'enverrai-je aux bouquinistes. » — « Zittau^ 23 oct. i835. Je suis bien heureux que mon cahier de chansons (voy. ci-dessous) ne vous ait pas déplu. Dans le grand recueil je procéderai naturellement avec une exactitude plus grande et plus philologique. Certainement j'ai l'intention de donner le texte aussi pur que possible et de le justifier dans de courtes remarques; mais pour cette feuille isolée cela m'aurait paru pédant. Dans len" vi il faut moulture au lieu de moulure^ comme vous le remarquez fort bien, et je vous suis d'autant plus reconnaissant de cette observation que je regardais moulure comme une forme dialectale, seulement je n'en trouvais aucun exemple : il va de soi que dans mon livre j'imprimerai moiiltiire. En revanche, je ne puis vous accorder qu'il faille lire (dans le n" I) Païen au lieu de Vreian. Je ne m'arrête pas à demander s'il ne faudrait pas au moins le ou unpaien\ car, en deux mots, Preian est le nom d'un pirate musulman, et je l'ai par hasard retrouvé ailleurs. Le premier volume de ma collection paraîtra, je l'espère, au printemps prochain; malheureusement je ne puis m'en occuper cet hiver, absorbe que je suis par d'autres travaux. J'attends aussi de nouveaux textes, mais plus de Munich par exemple : on m'avait accordé la permission de faire copier à Munich les chansonniers français qui s'y trouvent, mais le chargé d'affaires de Saxe semble avoir le parti pris de ne pas les recevoir ni les transmettre. » — « Zittau^ ^.janv. i83(). Ayez la bonté de me faire copier cette Eslite des chansons plus belles, etc. A Paris, par Fleury Bourriquant. Je peux attendre pour cette copie, aussi que pour l'autre; cependant j'espère que l'année ne se passera pas sans que j'aie commencé l'impression de mon Recueil. Trop tarder ne profite pas, et j'ai déjà un beau nombre de belles chansons. » — « Ziltau, 20 avril i836. Je vais essayer une dernière fois de me procurer enfin les chansonniers français de Munich, et alors je me mettrai sérieusement à l'œuvre. Je peux compter sur mes deux copies de Vienne pour le courant de cet été? Dans la Revue européenne 0" année, Paris, i835), il y a un article de l'abbé Dauphin, directeur du collège Du Perron, à Lyon, oix il parle des souvenirs de son enfance et des vieilles chansons qui se chantent encore dans son pays (Crozet). Si vous écrivez à Monin, demandez-lui donc si l'on ne pourrait avoir communication de ces chansons. Ce serait là une trouvaille! Je ne peux plus retarder la publication au moins d'un volume. Mais
pour exécuter cela comme il faut, j'ai besoin de trop de temps et de peine pour espérer être bientôt prêt. J'aurai souvent besoin de vos conseils. » — « Zittau, 23 iuin i836. Je vous remercie bien de la copie du Recueil lyonnais de iSSy; seulement vous avez oublié de me dire le prix. La copie de l'autre chansonnier me fera grand plaisir ; à vrai dire, cela no. presse pas. Je ne puis songer sérieusement à ma collection avant l'hiver. »—Zittau, 2févr. 1837. J'ai appris par Hoffmann que la Bibliothèque de Copenhague possède deux chansonniers français que je cherche depuis longtemps. Je vais me les faire copier. Au reste maintenant je ne tarderai plus trop longtemps. » — « Leipzig, 6 juin 1840. Merci bien de votre renseignement pour mes chansons populaires. Il est vrai qu'elles sont annoncées, mais je ne puis y songer encore pour cet été. Je suis très-occupé, et en outre j'ai en perspective l'envoi d'un ballot de chansons inédites. Au reste n'attendez pas trop de mon livre : il n'y a pas d'érudition, il y a seulement de jolis matériaux. » — « Zittau, 3i de'c. 1840. Mes chansons françaises sont de nouveau mises de côté pour d'autres travaux plus pressants. Cependant on me promet six des plus anciens chansonniers, que jusqu'ici j'ai vainement cherchés partout. Ainsi les retards ont du bon. Mais sûrement je ne tarderai plus sans nécessité. » (Vest la dernière mention de ce grand projet qui se trouve dans cette correspondance, qui d'ailleurs se relâche beaucoup à partir de ce moment. Haupt n'a jamais publié autre chose de son recueil que le spécimen dont il est
poésie populaire. Cette poésie se distingue nettement de celle de l'époque précédente, autant que nos ressources, très-limitées, nous permettent d'apprécier celle-ci. Au contraire elle est restée la base et le modèle de la poésie populaire qui a suivi et de celle qui se produit encore. Par une réaction remarquable, elle s'est dégagée à l'époque où la littérature proprement dite est le plus éloignée de la nature, de la simplicité et du sentiment vrai. Dans ce quinzième siècle, où fleurit Vart et science de rhétorique, qui s'ouvre avec Alain Chartier et se termine avec Crétin, où régnent sans partage la fatigante allégorie et la lourde imitation du latin, où Villon seul, suivi de loin par quelques disciples, fait descendre la muse de son estrade solennelle pour la mener, non aux champs, mais dans les rues boueuses de Paris, — une veine de poésie toute neuve, abondante, fraîche et savoureuse, vient à sourdre dans quelques provinces et à gazouiller doucement. C'est le vrai courant français qui s'échappe par une fissure, au lieu de se porter tout entier dans ces pompeuses machines où l'on en fait des jets d'eau et des cascades pour délecter les yeux des princes. Les grandes eaux poétiques de ce temps-là sont depuis longtemps taries; des machines bien plus artificielles et plus fastueuses les ont remplacées et sont détruites à leur tour ; mais le léger filet d'eau qui s'est échappé au temps de Jeanne d'Arc court toujours, et l'on a toujours plaisir à boire dans le creux de sa main quelques gouttes de son eau limpide, qui brille gaiement au soleil parmi les herbes et le gravier.
Le recueil que je donne au public présente les aspects les plus divers de cette poésie vivante, et il fournirait une matière suffisante pour en retracer et en caractériser les traits princi-
parlé ci-dessus : Six chansons nouvelles recueillies par M. //., plaquette tirée en iS35 à quatre- vingts exemplaires et qu'il m'a été impossible de me procurer. M. Ad. Wolf, l'éditeur de la correspondance de Haupt avec son père, indique, d'après un article de M. W. Scherer, que « les riches matériaux qui se trouvent dans ses papiers pourront être donnés au public ». Des renseignements analogues m'ont été fournis par M. Ad. Tobler. Il est vivement à désirer que cette espérance ne soit pas vaine. Depuis le jour où il avait conçu ce plan, Haupt n'a pas cessé de s'en occuper et de réunir des matériaux. Il serait déplorable que les fruits d'un aussi immense travail fussent perdus, et qu'un autre dût recommencer de fond en comble un édifice dont Haupt avait construit au moins les fondements. La publication du recueil des chansons françaises du seizième siècle, faite par une main autorisée, sera accueillie en France avec une véritable reconnaissance, et elle ajoutera un nouvel honneur à la mémoire d'un critique que la philologie classique et la philologie germaniqu* ont déjà depuis longtemps mis au premier rang.
paux. A côté des réminiscences et des restes de la tradition poétique antérieure, il offre en abondance les productions spontanées d'une poésie populaire toute nouvelle, tantôt purement lyrique, tantôt lyrico-épique. Il contient des chants d'amour, des rondes, des pastourelles, des pièces satiriques, des chansons inspirées par les événements contemporains. Les pièces purement religieuses y font seules défaut, bien que l'influence des croyances et des sentiments chrétiens s'y fasse souvent sentir. Le compilateur a admis des chansons des provenances les plus différentes : beaucoup d'entre elles sont normandes, comme le sont peut-être toutes celles des deux manuscrits analogues publiés jusqu'à présent; d'autres sont purement françaises; d'autres nous transportent à Lyon; d'autres ont été composées en Picardie ou en Bourgogne; quelques-unes sont en savoyard, en provençal, en gascon ; enfin une romance espagnole est venue s'égarer au milieu des autres. Toutefois un tableau général de la poésie populaire au quinzième siècle trouvera plus utilement sa place en tète du recueil complet qui se fera quelque jour, ou gagnera du moins à attendre que tous les matériaux soient publiés. Je ne prétends fournir ici qu'une collection importante de ces matériaux, et je m'abstiens pour le moment de présenter les résultats qui sortiront d'une étude d'ensemble.
Il ne me reste donc qu'à faire connaître au lecteur les sources où j'ai puisé mon texte et mes variantes. Je n'ai pas l'espoir d'avoir mis à profit toutes celles qui existent : si j'avais voulu attendre qu'elles me fussent connues ou accessibles, j'aurais retardé indéfiniment une publication qui, telle qu'elle est, offre un intérêt déjà considérable, et où j'ai pu en général, si je ne me trompe, donner un texte à peu près satisfaisant. La base de cette publication est, comme je l'ai déjà dit, un seul manuscrit, celui qui porte à la Bibliothèque nationale le n° fr. 12744 (anc. suppl. fr. n° 169). J'en dois l'indication à mon père. Il a dû entrer dans notre grand dépôt à l'époque de la Révolution : on l'a relié sous l'Empire ; le timbre qu'il porte au recto du second feuillet est celui qu'on employait sous la Restauration. C'est un beau volume petit in-folio, de 108 feuillets de parchemin. Le premier est une feuille de garde, sur laquelle se trouvent quelques griffonnages effacés, et qui porte, au tiers de sa hauteur, au recto et au verso, deux portées de musique. — Sur le recto du second
feuillet on lit tout en haut ces mots, en partie raturés, d'une écriture du seizième siècle : Mon cousin, je me recommende à vous tant cojnme je puis ; je vous prie que me f aides ce que m'avic^ (?) prommis^ ce que Plus bas, d'une écriture trèspostérieure, Dux tuttissima virtus. Puis, en grandes lettres cursives : Perdreau de Prene le main (?) . Au verso de ce feuillet commence une table par ordre (approximativement) alphabétique, avec renvoi aux feuillets du manuscrit; une main plus récente a ajouté à l'A ce premier vers : Amour m a faict par sa grâce (avec renvoi au f^ xiiF^xix) ; à l'E celui-ci : En un certain lieu de France. Cette table s'étend jusqu'au milieu du recto du sixième feuillet. Le verso est blanc, ainsi que les deux feuillets du septième feuillet. — Au huitième commence le texte, dont j'ai suivi l'ordre dans mon édition. Les feuillets à partir de là sont numérotés de I à CL Au bas de chaque page se trouvent deux ou trois (rarement quatre) lignes de portée musicale, qui ne sont pas toujours remplies, parce qu'elles ne contiennent naturellement que la musique des premiers vers, tandis que la chanson occupe le plus souvent deux pages, parfois plus. Chaque chanson est munie d'une grande initiale en or. Le parchemin est soigneusement réglé : les vers sont à la ligne et commencent d'ordinaire par une lettre minuscule. Les strophes sont séparées par un blanc d'une, deux et même trois lignes, et leur première lettre est majuscule. Les fautes dans les divisions des vers et des strophes sont assez rares. Sous la musique est reproduite la première strophe (parfois un peu plus, parfois un peu moins) généralement sans variantes. Au f° nii^'^vi v°, on trouve l'initiale dorée V, mais la chanson manque. On peut expliquer cette circonstance de deux manières : ou bien les initiales ont été exécutées avant le texte pour tout le manuscrit; ou bien le scribe a été influencé par les quatre chansons précédentes, qui commencent toutes par Vray Dieu^ et il a écrit un V, pour lequel il n'avait plus de chansons (il aurait pu cependant mettre celle du f° iiii^^xvii. Une petite hacquenée) ; et comme en général il ne ménage pas la place, il a simplement laissé la page blanche. L'initiale E manque au f° iiii-'^^xvii v° [En baisant m'amye j'ay cuilly la fleur). Sur la page suivante se trouve la dernière chanson du recueil, mais il ne devait pas se terminer là, car au verso on trouve l'initiale E, au recto du f° iiii^^xix l'initiale A, et au verso l'initiale S ; le recto du feuillet C est blanc, mais le verso
-est muni de Tinitialc G; le verso et le recto du feuillet CI présentent les initiales P et Q ; la môme main qui a interpolé la table a écrit sur les deux premières de ces pages les chansons dont elle a inscrit les premiers vers à la suite des autres. Ces chansons du seizième siècle sont sans valeur, et je ne les ai pas admises dans cette édition. La présence des six initiales non suivies de chansons semblerait indiquer que les lettrines ont été exécutées avant le texte : en ce cas il faut conclure que notre manuscrit est la copie fidèle d'un autre, qui a permis de prévoir l'espace qu'occuperait chaque pièce. — Sur le recto de la feuille de garde finale, on trouve diverses notes, d'abord : Item plus deux escnivisses^ .xx. 5. ...rf.; au-dessous : Ce livre
appartient a crayne dame (les lettres remplacées par des
points ont été effacées) ; puis : Vive le roy et vyve la reyne et tous ceulx qui ont de quoy; au-dessous : Vive le roy et la reygne aussi; ensuite trois reproductions plus ou moms fidèles et complètes des lignes inscrites au recto du second feuillet; le tout d'une écriture du seizième siècle. En sens inverse on a écrit : Ave Maria^ au milieu de la page. Le verso de cette feuille est blanc. — Je désigne ce manuscrit par A. Les manuscrits de Bayeux (B) et de Vire (V) ont été publiés et décrits par M. Gasté, auquel je renvoie.
Le ms. fr. 1 597 (M) est un splendide volume, exécuté, à ce qu'il semble, au commencement du seizième siècle. Les armes qui se trouvent au verso du dernier feuillet seraient, d'après Paillot, celles que porta René de Vaudemont jusqu'à son mariage (1484); mais l'exécution du manuscrit ne peut guère remonter à cette date, et il a été exécuté au plus tôt dans les années qui ont précédé la mort de ce prince (i5o8) *. Il a surtout une valeur musicale ; il ne contient généralement que la première strophe des chansons, répétées quatre fois audessous des portées qui donnent la musique à quatre parties. Je n'y ai trouvé que peu de chose.
Il n'en est pas de même du précieux recueil (L) imprimé par Alain Lotrian en i543, et qui porte à la Bibl. nat. la cote Y
* M. L. Dclisle, à l'obligeance duquel je dois cette indication, est du même avis que moi sur la date probable de l'écriture, et pense qu'il ne faut pas accorder une valeur absolue à l'affirmation de Paillot. — Depuis que ces lignes ont été écrites, M. Chabouillet a bien voulu comparer les armes en question à des monnaies conservées au Cabinet des médailles, et il m'adonne la certitude quelles ont été portées non-seulement par René de Vaudemont jusqu'à sa mort, mais encore par son fils Antoine.
— Xll) —
6117 c (2). C'est un tout petit volume dont voici le titre : Sensuyt plusieurs belles chansons noiiuelles et fort joyeuses. Auec^ ques plusieurs aultres retirées des anciennes impressions comme pourrez veoir en la Table en laquelle sont comprinses les premières lignes des chansons. 1 543 (vignette). On les vend a Paris en la rue Neufue Nostre Dame a lenseigne de lescu de France. Par Alain Lotrian. De tous les chansonniers du seizième siècle que j'ai vus, c'est celui qui contient le plus de pièces anciennes et populaires ; un recueil publié l'année précédente par le même éditeur, et qui a été réimprimé par M. Percheron, ne m'a au contraire rien fourni.
M. Percheron a donné un certain nombre de ces réimpressions, malheureusement fort difficiles à trouver. J'ai désigné par Pc et P^ deux de ces plaquettes, que j'ai vues à la Bibl. nat., et dont le titre est donné à la p. 148.
Le libraire Baillieu à Paris, dans ces dernières années, a également donné la reproduction de six chansonniers du seizième siècle ; j'ai appelé R^, R'' et R^ la première, la seconde et la sixième, où j'ai trouvé à recueillir quelques variantes.
Je dois à l'obligeance de M. Thierry, employé au département des imprimés de la Bibl. nat., la communication de divers recueils imprimés vers la fin du premier tiers du seizième siècle par l'éditeur Attaingnant, et qui, comme le ms. 1697, ont surtout un intérêt musical. Ces recueils ne donnent généralement que les premières strophes des chansons; j'ai pu çà et là y puiser quelques rapprochements.
Enfin, écrite à la main sur une page blanche d'un des recueils analogues publiés bien plus tard par Leroy et Ballard, j'ai découvert une de nos chansons (voy. p. 25, note).
J'ai indiqué, quand je l'ai pu, les livres où l'une ou l'autre de nos chansons a été citée; je ne doute pas qu'il ne fût aisé d'augmenter beaucoup ces indications, surtout en relevant, dans les recueils postérieurs et dans les chansonniers pieux, la mention des airs sur lesquels chaque pièce se chantait* .
1 Je peux, des à présent, ajouter quelques rapprochements à ceux que J'ai donnés, grâce à l'obligeante communication de M. le baron James de Rothschild, qui a retrouvé plusieurs de nos chansons ou leur mention dans divers livrets du seizième siècle. Ainsi il faut ajouter un recueil à ceux qui contiennent la chanson xxiii : elle se retrouve dans la Fleur des Chansons, recueil réimprimé dans \t?< Joyeuse !e:{ de Techener (il s'agit du plus ancien des deux recueils imprimés sous ce titre) : elle n'y a que quatre couplets; la popularité de cette pièce est encore attestée par cette circonstance qu'on trouve à la 9,\i.\\Q d^w Sermon de frapye culi nouveau et fort joyeux (gotlj., réimprime
Mais encore une fois je n'ai pas essayé de donner ici quelque chose de complet.
La même observation s'applique aux Notes mises au bas des pages. Elles n'ont aucune prétention érudite, et se proposent simplement de faciliter la lecture du texte; j'espère qu'il est, grâce à ces courtes explications, intelligible pour tout le monde. J'y ai mêlé çà et là quelques observations philologiques qui me venaient à l'esprit; j'ai aussi expliqué, quand je l'ai pu, les allusions historiques et littéraires. Pour rendre plus aisément saisissables les rhythmes très-variés dont se servent nos poètes, j'ai séparé par un blanc les deux hémistiches dans les vers qui dépassent huit syllabes.
J'ai eu la bonne fortune très-grande de rencontrer pour la partie musicale un collaborateur éminent, qui a pris un grand intérêt au travail dont il avait bien voulu se charger. Grâce à lui, nos vieilles chansons pourront revivre, et plus d'une, je n'en doute pas, fera encore plaisir aujourd'hui. Quant à l'intérêt qu'elles offrent pour l'histoire de la musique, il sort de ma compétence, et il aurait été à désirer que M. Gevaert pût le mettre en lumière; ses occupations ne lui laissent pas actuellement le temps d'accomplir cette tâche attrayante, qu'il entreprendra quelque jour. Je me borne à remarquer que le texte musical a été établi d'après le seul ms. A.
Puisse ce petit livre ne pas être jugé indigne d'inaugurer les publications de la Société des anciens textes français^ et donner à ceux qui le liront autant de plaisir qu'il m'en a déjà donné à moi-même.
Gaston Paris.
par Pinard en i83o), une « Réponse de la Dame sur la chanson : Je vie repens de vous avoir aymee. » Une chanson huguenote réimprimée par .M. Bordier (Chansonnier huguenot, p. 37-41), commence ainsi : En douleur et tristesse, Lanffuirons nous tousjours? C'est visiblement une imitation de la chanson xci. — Le savant trésorier de la Société des Anciens Textes me donne d'autres indications qui seraient précieuses pour un recueil général, mais qui ne concernent pas assez sûrement les pièces de notre chansonnier pour que je les communique ici.