‹ Chansons du 15e siècle, publiées d'après le manuscrit de la Bibliothèque nationale de ParisChapitre 45 sur 100 · CXXI · texte numérisé non relu

CXXI

Vray Dieu, qui m'y confortera Quand ce faulx jaleux me tiendra

3 En sa chambre seuUe enfermée ?

Mon père m'a donné ung viellart Qui tout le jour crie : « Hellas ! » 6 Et dort au long de la nuytée.

Il me fausist ung vert gallant Qui fust de l'aage de trente ans 9 Et qui dormist la matinée'.

Roussignolet du boys plaisant, Pourquoy me vas ainsy chantant^, 12 Puisqu'au veillart suis mariée?

Amy^ tu sois le bienvenu :

Long temps a que t'ay attendu i5 Au joly boys soubz la ramée.

Vray Dieu ! qu'amoureux ont de peine!

Je scay bien a quoy m'en tenir :

Au cueur me vient ung souvenir

4 De la belle que mon cueur ayme.

Je la fuz veoir l'aultre sepmaine :

(( Belle^ comment vous portez vous? »

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