CVI. — * Voise, ancien subjonctif d'^//er
CVII. — * Paragonne ; ce féminin du mol paragon. tiré de l'espagnol (voy. Liliré), est peu usité.
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Elle a mon cucur, je le luy donne, James aultre ne servira :
Je ne sçay comment en ira ; 8 Dieu doint qu'il ait fortune bonne !
A toutes gens je la blasonne^, Et ne sçay comment en sera :
Possible pas n'en jouyra%* 12 Sy ainsy est, la mort luy donne.
Ma langue plus nul mot ne sonne Pour son partir garny de dueil; S'elle se plainct, sy fait mon oeil i6 Jusquesa ce qu'elle retourne.
Mauldit sois, Lyon sur le Rosne ! Par toy je pers tout mon désir, Vivant en dueil et desplaisir^ 20 Craingnant que par trop ne sujorne.
Helas ! je l'ay perdue Celle que j'aymoie tant !
J'en ay perdu la veue, 4 Dont j'ay le cueur doUent,
Et sy je la revoy Je lui dire : « Voisine, Je vous ai m loyaulment.
Mais vous m'estes trop fine :
D'amours me monstrez signe, Et n'en avez tallent^
^ Ce vers, intercalé assez maladroitement dans une pensf c différente, signifie : « Je dis du mal d'elle (par dissimulation) à tout le monde. »
'Le sujet est le cœur mentionné au v. 5.