‹ Chansons. Éd. complète, avec les airs notés et le portrait de l'auteurChapitre 127 sur 218 · LA MORT DU LILAS · texte numérisé non relu

LA MORT DU LILAS

Air du Credo du Chansonnier.

Le choléra passait ouvrant ses ailes sombres ,

Et sa main sans pitié moissonnait chaque jour ;

Lorsqu'au printemps dernier, sous des cieux chargés d'ombres,

Il vint planer soudain sur ma petite cour.

Et le lilas lui dit , dans sa candeur sublime :

" De ma chère maison daigne épargner le sort ;

" A tes horribles coups s'il faut une victime ,

" Me voici : frappe-moi ! « — Le petit arbre est mort.

Septembre 1866.

Page 1