‹ Chansons. Éd. complète, avec les airs notés et le portrait de l'auteurChapitre 181 sur 218 · UNE OMBRE ANTIQUE · texte numérisé non relu

UNE OMBRE ANTIQUE

Air : On dit 'partoiit que je suis bête. — 82.

En rêve , û nuit enchanteresse , Je vivais dans l'antiqne Grèce , Terre du génie et de Fart , Lorsque m'apparut un vieillard.

S'inspirant des plus douces choses , Il chantait , couronné de roses ; En souriant à sa chanson , L'amour était son échanson. [bis.)

Chantre des fleurs et de la tonne , A lui le printemps et l'automne ; Il ne célébrait dans ses vers Ni les étés , ni les hivers.

Comme tout grand vin a sa lie . .

Toute sagesse a sa folie :

En reniant Mars et Plutus , Il consacrait trop à Bacclius.

Il vidait une coupe neuve Comme la mer avale un fleuve , Le beau vieillard , au front divin , Qui chantait l'amour et le vin.

Père de la chanson à boire , Aux nombreux rayons de sa gloire , Je vis s'ouvrir le Panthéon :

C'était l'ombre d'Anacréon.

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