‹ Chansons. Éd. complète, avec les airs notés et le portrait de l'auteurChapitre 4 sur 218 · A MON PÈRE, JEAN-FRANÇOIS GLESSE · texte numérisé non relu

A MON PÈRE, JEAN-FRANÇOIS GLESSE

ANCIEN MAITRE ARMURIER AU GÔ' DE LIGNE, SOUS L'eMPIRE.

Air : Te souviens-tu ? — 2.

Tu las suivi ce héros populaire

Qui mit un terme à des jours de terreur,

Et qui bientôt du sabre consulaire

Osa se faire un sceptre d'empereur.

Repose en paix, vieux soldat du colosse.

Du monde un jour ton nom disparaîtra :

Repose en paix, ton fils peut sur ta fosse ) ,,. ,

Bénir ton nom que nul ne maudira. J

Pendant longtemps on a vu la Victoire

A l'aigle altier prêter ses ailes d"or ;

Mais, quand ses preux souriaient à sa gloire,

La liberté maudissait son essor.

Repose en paix, etc.

Quand ses soldats, décimés mais fidèles, Couraient aux rois, si prompts à se cacher, La trahison vint lui briser les ailes.

Et l'aigle alla tomber sur un rocher.

Repose en paix, etc.

De son tombeau que la haine s'écarte : Il meurt!... Chacun va révérer son nom... Qu'entends-je? Hudson répond par Bonaparte Au monde entier qui dit Napoléon.

Dors plus heureux, etc.

Napoléon!... Nom brillant de lumière Qu'un frêle enfant, — odieux souvenir, — Au sein des cours qui proscrivaient son père, Dans sa prière à peine osait bénir.

Dors plus heureux, vieux soldat du colosse, Du monde un jour ton nom disparaîtra : Dors plus heureux, ton fils peut sur ta fosse Bénir ton nom que nul ne maudira.

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