‹ Chansons. Éd. complète, avec les airs notés et le portrait de l'auteurChapitre 55 sur 218 · LA CHANTEUSE AMBULANTE · texte numérisé non relu

LA CHANTEUSE AMBULANTE

Air : C'est vm lanla landerirettc.

Mariette m'était chère :

Dieu l'a reprise d'ici.

Au cœur de défunt son père Elle était bien chère aussi.

Il ne me reste que Laure , Frêle enfant que je dois porter.

— Eh ! Ion , lan , la , chantons encore : Le pain nous manque, il faut chanter!

Je l'avoue, oh! j'eus l'envie, A cet atl'reux coup du sort, D'en finir avec la vie.

Arrière , pensers de mort !

Arrière ! — Un enfant t'implore , Mère, il faut encore exister.

— Eli! Ion, lan, la, etc.

Lorsqu'aux passants Mariette Tendait sa petite main , A la voir si joliette Tous lui donnaient en chemin.

A sa voix fraîche et sonore Quel cœur aurait pu résister ?

— Eh ! Ion , lan , la , etc.

A mes maux quand je succombe, Ai-je le temps, pauvre amour,

D'aller pleurer sur ta tombe ?

Il faut du pain chaque jour !

Les jours se pressent declore Sur qui n'a pas pour subsister.

— Eh ! Ion , lan , la , etc.

Vieille chanteuse ambulante,

L'âge ralentit mon pas :

Aux chants de ma voix tremblante

Si l'on ne s'arrêtait pas !

Si de faim tantôt ma Laure

Sur mon sein allait sangloter !

— Eh ! Ion , lan , la , chantons encore : Le pain nous manque, il faut chanter !

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