LA CHANTEUSE AMBULANTE
Air : C'est vm lanla landerirettc.
Mariette m'était chère :
Dieu l'a reprise d'ici.
Au cœur de défunt son père Elle était bien chère aussi.
Il ne me reste que Laure , Frêle enfant que je dois porter.
— Eh ! Ion , lan , la , chantons encore : Le pain nous manque, il faut chanter!
Je l'avoue, oh! j'eus l'envie, A cet atl'reux coup du sort, D'en finir avec la vie.
Arrière , pensers de mort !
Arrière ! — Un enfant t'implore , Mère, il faut encore exister.
— Eli! Ion, lan, la, etc.
Lorsqu'aux passants Mariette Tendait sa petite main , A la voir si joliette Tous lui donnaient en chemin.
A sa voix fraîche et sonore Quel cœur aurait pu résister ?
— Eh ! Ion , lan , la , etc.
A mes maux quand je succombe, Ai-je le temps, pauvre amour,
D'aller pleurer sur ta tombe ?
Il faut du pain chaque jour !
Les jours se pressent declore Sur qui n'a pas pour subsister.
— Eh ! Ion , lan , la , etc.
Vieille chanteuse ambulante,
L'âge ralentit mon pas :
Aux chants de ma voix tremblante
Si l'on ne s'arrêtait pas !
Si de faim tantôt ma Laure
Sur mon sein allait sangloter !
— Eh ! Ion , lan , la , chantons encore : Le pain nous manque, il faut chanter !