LA PLUME D"OH
A LA SOCIÉTÉ i>E ciiccuRS : Les Ouvriers munlois.
Musique de M. Hippolyte Héro. — 46.
lions ouvriers , leur cœur est d or aussi ! Présent si noble et si digne d'envie, 0 plume d'or , pour leur dire merci , Je veux te prendre une fois dans ma vie
Plume chérie, écris entre mes doigts Pour la première et la dernière fois.
I [bis.
Ma main hésite et te guide en tremblant ; Et c'est pourtant le bonheur qui m'anime. Non, je ne puis élever mon talent A la hauteur d'un tel gage d'estime !
Plume chérie, etc.
Le peuple , lui , ne fait rien à demi :
En écrivant la chanson populaire,
A l'ouvrier je parlais en ami ,
Et l'ouvrier me répond comme un frère.
Plume chérie , etc.
Des travailleurs je tiens ma iilume d'or. De leur famille elle est aussi l'hommaiie : Les braves gens ! pour payer ce trésor , Ils épargnaient dans leur petit ménage.
Plume chérie, etc.
Du calme heureux (|ui charme mou séjour Si Dieu voulait que je dusse descendre, Rehque sainte , on me verrait un jour Mourir de faim }»hitôt que de te vendre ! Plume chérie, etc.
Si par mon nom tu ne peux ici-bas Sortir du coin où ma nuise t'entraîne , Mon nom du moins ne te flétrira pas : Ma voix jamais ne prêchera la haine.
Plume chérie, etc.
Je te suspens, haute marque dlionneur.
Dans l'humble asile oîi mon étau résonne Quand l'ouvrier y trouve le bonheur , Garde toujours la place qu'il te donne. Plume chérie, écris entre mes doigts Pour la première et la dernière l'ois.