‹ Chansons. Éd. complète, avec les airs notés et le portrait de l'auteurChapitre 74 sur 218 · LA PLUME D"OH · texte numérisé non relu

LA PLUME D"OH

A LA SOCIÉTÉ i>E ciiccuRS : Les Ouvriers munlois.

Musique de M. Hippolyte Héro. — 46.

lions ouvriers , leur cœur est d or aussi ! Présent si noble et si digne d'envie, 0 plume d'or , pour leur dire merci , Je veux te prendre une fois dans ma vie

Plume chérie, écris entre mes doigts Pour la première et la dernière fois.

I [bis.

Ma main hésite et te guide en tremblant ; Et c'est pourtant le bonheur qui m'anime. Non, je ne puis élever mon talent A la hauteur d'un tel gage d'estime !

Plume chérie, etc.

Le peuple , lui , ne fait rien à demi :

En écrivant la chanson populaire,

A l'ouvrier je parlais en ami ,

Et l'ouvrier me répond comme un frère.

Plume chérie , etc.

Des travailleurs je tiens ma iilume d'or. De leur famille elle est aussi l'hommaiie : Les braves gens ! pour payer ce trésor , Ils épargnaient dans leur petit ménage.

Plume chérie, etc.

Du calme heureux (|ui charme mou séjour Si Dieu voulait que je dusse descendre, Rehque sainte , on me verrait un jour Mourir de faim }»hitôt que de te vendre ! Plume chérie, etc.

Si par mon nom tu ne peux ici-bas Sortir du coin où ma nuise t'entraîne , Mon nom du moins ne te flétrira pas : Ma voix jamais ne prêchera la haine.

Plume chérie, etc.

Je te suspens, haute marque dlionneur.

Dans l'humble asile oîi mon étau résonne Quand l'ouvrier y trouve le bonheur , Garde toujours la place qu'il te donne. Plume chérie, écris entre mes doigts Pour la première et la dernière l'ois.

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