‹ Chansons. Éd. complète, avec les airs notés et le portrait de l'auteurChapitre 93 sur 218 · LE CONSCRIT · texte numérisé non relu

LE CONSCRIT

Air rie la Sentinelle. — 51.

" Quel bruit fatal... Il t'appelle au combat! " Je le savais : depuis hier je veille. " Vite debout, entant, le tambour bat, « Mais ce n'est pas le riche qu'il éveille.

- Le fils du riche ne doit pas

- Quitter une mère chérie...

" Dieu seul sait si tu reviendras -' Sourire encore dans mes bras :

- Adieu ! . . . défends bien la patrie ,

« La patrie. "

Lenfant partit. Loin d'elle avec fierté 11 put songer à sa mère éplorée :

Il combattait, mais pour la liberté :

C'était du moins une guerre sacrée !

Chaque jour la vieille au saint lieu , Priant comme une mère prie, Disait : " Tu ne veux pas , mon Dieu ! " Que ce soit un dernier adieu :

« Sauve mon fils et la patrie , " La patrie ! -

Dieu l'entendit... La vieille mère un jour Soudain tressaille à des chants de victoire Qui donc pénètre en son pauvre séjour ? L'heureuse mère ose à peine le croire :

Un jeune officier sur son cœur • La presse, sourit et s'écrie :

» 0 mère , vois ma croix d'honneur î - Plains ceux qui n'ont pas le ])onheur « D'avoir défendu la patrie, '• La patrie ! ••

CE QUE JE VIS SUR LA GRANDl^LACE DE MONS

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