‹ Chansons en sabots: suite de "Chansons de chez nous."Chapitre 22 sur 44 · DEUX · texte numérisé non relu

DEUX

GABIKRS

Musique de Théodore BOTREL

Solo

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un g-a.bier rie !Mi saine. Il é tait

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Viy 1 ; , j ! , - . ; .

un ga bier d Ar ti mon : L'un, ne na

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tif de Va

.ris- sur-Seine, L'au tre,^ na REFRALN

Pa vs Bri

tif da Pa ys Bre ton. Ccic!

Crac! Tiens bon.

Chœur J^— ^

ga hier de Mi

Cho

sai ne! Tiens bon !

Tlntte les Couplets

Ga - bierd^-Ac-ti -

^ Eauc-fiiàr

. mon ! Ils sont par. mon!

Il était un gabier de Misaine, Il était un gabier d'Artimon :

L'un, né natif de Paris-sur-Seine, L'autre, natif du pa3'S Breton.

ClIŒUR

Cric ! crac !

Tiens bon, gabier de Misaine !

Tiens bon, gabier d'Artimon !

Ils sont partis sur la c Melpomène », Voulant gagner un petit galon.

Sont allés voir la côte africaine, Sont allés voir les « noirs » du Gabon. . .

(C.liœur)

ni

Mais, à Dakar, mis en quarantaine, Gâs de Misaine et gâs d'Artimon, Sans en rien dire à leur Capitaine, Se sont glissés hors de l'entrepont !

{Chœu?)

Et les voilà chantant à voix pleine.

En sirotant du (> raide et du bon .; A la santé des gâs de Misaine, A la santé des gas d'Artimon !

( Chœuf )

M'ais dix Anglais à mine hautaine.

Mais dix marins du pays Saxon, A cinq contre un, eurent le sans-gêne De leur crier de baisser le ton !

(Chœur)

io8

Et l'on mit bas les tricots de laine, Et l'on boxa les gâs de London A coups de poings de par la bedaine, A coups de pieds de par le bedon !

{L/.œin)

Chaque gabier, hardi ! se démène.

Tournant, cognant comme un vrai démon, Si bien qu'enfin la bande, hors d'haleine, Comme au Transvaal tourna les talons!

Et l'on rentra sur la « ]\Ielpomène ». Et l'on conta l'histoire au second :

On mit aux fers le gâs de Misaine, On mit aux fers le gâs d'Artimon !

Huit jours après, leur veston de laine Etait orné d'un double galon. . .

Voilà comment, sur la « INIelpomène »

On se battait pour son pavillon ! ! !

{C/uvur)

Et si jamais 1 Angliche s'amène Hardi ! les gâs ! Hardi I Va du "bon ! Le même cri de mortelle haine S'élèvera de Brest à Toulon :

ClIŒlR

Cric ! crac !

Tiens b'))t, gabier de Misaine!

Tiens bon, gabier d'Artimon.' . . .

Le Couteau

JaK coutkau

Musique de Théodore BOTREL % sombre et las

'. Par . don, Monsieur le

fe

ti

Me.tay.er, Si, de nuit, je de . ran ge; Mais

J'U n JiJ'J'jBS

je voudrais bien sommeiller Au fond de vo . tre

'^ Plus haut, plus vite, franchement

A là % I • r 105 naut, plus vTle, irancfii ment ,

grange!. Mon pauvre a mi , lagrangr' est pleine Du

ble de la mois.son: Donne. toi donc plu. tôt la

♦:=qF

pei neDentrer dans la

mai . son.

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mi . che» Ou planter leurs couteaux.

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— « Pardon, Monsieur le Métayer, Si, de nuit, je dérange ;

Mais, je voudrais bien sommeiller Au fond de votre grange !

— Mon pauvre ami, la grange est pleine

Du blé de la moisson :

Donne-toi donc plutôt la peine

D'entrer dans la maison ! »

— « Mon bon Monsieur, je suis trop gueux ;

Que gâchis vous ferais-je !

Je suis pieds-nus, sale et boueux

Et tout couvert de neige 1

— Mon pauvre ami. quitte bien vite

Tes bardes en lambeaux :

Pouille-moi ce tricot, de suite Chausse-moi ces sabots ! »

-- i' De tant marcher à l'abandon

Jai la gorge bien sèche :

Mon bon Monsieur, baillez-moi donc

Un grand verre d'eau fraîche !

— L'eau ne vaut rien lorsque l'on tremble,

Le cidre... guère mieux:

Mon bon ami, trinquons ensemble ;

Goûte-moi ce vin vieux ! .,

— « Mon bon Monsieur, on ne m'a rien

Jeté, le long des routes; Je voudrais avec votre chien

Partager deux, trois croûtes .'

ir3

— Si, depuis ce matin, tu rôdes,

Tu dois être affamé :

Voici du pain, des crêpes chaudes, Voici du lard fumé ! »

— « Chassez du coin de votre feu

Ce rôdeur qui n"en bouge :

Êtes-vous " Blanc " ? êtes-vous " Bleu " ? Moi, je suis plutôt " Rouge " 1

— Qu'importent ces mots : République,

Commune ou Royauté .

Ne mêlons pas la Politique Avec la Charité ! ■>

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Puis, le Métaj'er s'endormit,

La mi-nuit étant proche...

Alors, le vagabond sortit

Son couteau de sa poche, L'ouvrit, le fit luire à la flamme.

Puis, se dressant soudain, 11 planta sa terrible lame

Dans ... la miche de Pain !

matin-jour, le gueux s'en fut, Sans vouloir rien entendre...

Oubliant son couteau pointu

Au milieu du Pain tendre...

Vous dormirez en paix, ô Riches ! 1 Vous et vos Capitaux, "

Lorsfjue les gueux auront des miches ; Où planter leurs couteaux ! ! !

11 était un

petit Navire!...

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