DEUX
GABIKRS
Musique de Théodore BOTREL
Solo
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un g-a.bier rie !Mi saine. Il é tait
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un ga bier d Ar ti mon : L'un, ne na
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tif de Va
.ris- sur-Seine, L'au tre,^ na REFRALN
Pa vs Bri
tif da Pa ys Bre ton. Ccic!
Crac! Tiens bon.
Chœur J^— ^
ga hier de Mi
Cho
sai ne! Tiens bon !
Tlntte les Couplets
Ga - bierd^-Ac-ti -
^ Eauc-fiiàr
. mon ! Ils sont par. mon!
Il était un gabier de Misaine, Il était un gabier d'Artimon :
L'un, né natif de Paris-sur-Seine, L'autre, natif du pa3'S Breton.
ClIŒUR
Cric ! crac !
Tiens bon, gabier de Misaine !
Tiens bon, gabier d'Artimon !
Ils sont partis sur la c Melpomène », Voulant gagner un petit galon.
Sont allés voir la côte africaine, Sont allés voir les « noirs » du Gabon. . .
(C.liœur)
ni
Mais, à Dakar, mis en quarantaine, Gâs de Misaine et gâs d'Artimon, Sans en rien dire à leur Capitaine, Se sont glissés hors de l'entrepont !
{Chœu?)
Et les voilà chantant à voix pleine.
En sirotant du (> raide et du bon .; A la santé des gâs de Misaine, A la santé des gas d'Artimon !
( Chœuf )
M'ais dix Anglais à mine hautaine.
Mais dix marins du pays Saxon, A cinq contre un, eurent le sans-gêne De leur crier de baisser le ton !
(Chœur)
io8
Et l'on mit bas les tricots de laine, Et l'on boxa les gâs de London A coups de poings de par la bedaine, A coups de pieds de par le bedon !
{L/.œin)
Chaque gabier, hardi ! se démène.
Tournant, cognant comme un vrai démon, Si bien qu'enfin la bande, hors d'haleine, Comme au Transvaal tourna les talons!
Et l'on rentra sur la « ]\Ielpomène ». Et l'on conta l'histoire au second :
On mit aux fers le gâs de Misaine, On mit aux fers le gâs d'Artimon !
Huit jours après, leur veston de laine Etait orné d'un double galon. . .
Voilà comment, sur la « INIelpomène »
On se battait pour son pavillon ! ! !
{C/uvur)
Et si jamais 1 Angliche s'amène Hardi ! les gâs ! Hardi I Va du "bon ! Le même cri de mortelle haine S'élèvera de Brest à Toulon :
ClIŒlR
Cric ! crac !
Tiens b'))t, gabier de Misaine!
Tiens bon, gabier d'Artimon.' . . .
Le Couteau
JaK coutkau
Musique de Théodore BOTREL % sombre et las
'. Par . don, Monsieur le
fe
ti
Me.tay.er, Si, de nuit, je de . ran ge; Mais
J'U n JiJ'J'jBS
je voudrais bien sommeiller Au fond de vo . tre
'^ Plus haut, plus vite, franchement
A là % I • r 105 naut, plus vTle, irancfii ment ,
grange!. Mon pauvre a mi , lagrangr' est pleine Du
ble de la mois.son: Donne. toi donc plu. tôt la
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pei neDentrer dans la
mai . son.
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mi . che» Ou planter leurs couteaux.
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— « Pardon, Monsieur le Métayer, Si, de nuit, je dérange ;
Mais, je voudrais bien sommeiller Au fond de votre grange !
— Mon pauvre ami, la grange est pleine
Du blé de la moisson :
Donne-toi donc plutôt la peine
D'entrer dans la maison ! »
— « Mon bon Monsieur, je suis trop gueux ;
Que gâchis vous ferais-je !
Je suis pieds-nus, sale et boueux
Et tout couvert de neige 1
— Mon pauvre ami. quitte bien vite
Tes bardes en lambeaux :
Pouille-moi ce tricot, de suite Chausse-moi ces sabots ! »
-- i' De tant marcher à l'abandon
Jai la gorge bien sèche :
Mon bon Monsieur, baillez-moi donc
Un grand verre d'eau fraîche !
— L'eau ne vaut rien lorsque l'on tremble,
Le cidre... guère mieux:
Mon bon ami, trinquons ensemble ;
Goûte-moi ce vin vieux ! .,
— « Mon bon Monsieur, on ne m'a rien
Jeté, le long des routes; Je voudrais avec votre chien
Partager deux, trois croûtes .'
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— Si, depuis ce matin, tu rôdes,
Tu dois être affamé :
Voici du pain, des crêpes chaudes, Voici du lard fumé ! »
— « Chassez du coin de votre feu
Ce rôdeur qui n"en bouge :
Êtes-vous " Blanc " ? êtes-vous " Bleu " ? Moi, je suis plutôt " Rouge " 1
— Qu'importent ces mots : République,
Commune ou Royauté .
Ne mêlons pas la Politique Avec la Charité ! ■>
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Puis, le Métaj'er s'endormit,
La mi-nuit étant proche...
Alors, le vagabond sortit
Son couteau de sa poche, L'ouvrit, le fit luire à la flamme.
Puis, se dressant soudain, 11 planta sa terrible lame
Dans ... la miche de Pain !
matin-jour, le gueux s'en fut, Sans vouloir rien entendre...
Oubliant son couteau pointu
Au milieu du Pain tendre...
Vous dormirez en paix, ô Riches ! 1 Vous et vos Capitaux, "
Lorsfjue les gueux auront des miches ; Où planter leurs couteaux ! ! !
11 était un
petit Navire!...