arriver; quant il s'eskiet, V,ii
parfois.
Escars, XXI, 27 : avare.
Escaucirer, XVII, 87 : ruer, regimber, Esclemir, XVII, 26 : s'assoupir.
Escourcier, XVII, 63 : retrousser.
Escremir, XXIV, 17 : faire des armes. Escrever; soi e., I, 25 : éclater, Escrivent, XXIV, 129 : écrivain, EskQ.'XXIV, 10: chagrin, dépit?
Eskignier, X, 25 : grincer des dents.
Esliseur; c. s. eslisieres, XVI, 12 : c/ioi-
sisseur.
Esmarir, p. pa. esmari, VU, 28 ; XXIV,
i4o : troublé, égaré.
Esmoignier, XII, 18 : mutiler, Esnetiier, XVI, 82 : purifier.
Espavigneus, XXII, 209 : qui a un
éparvin, éclopé.
Espringhier, V, 28 : danser.
Esrant, voy. Errant.
Essamplaire, fém., VIII, i55 : portrait.
Eslahiu, pr. lent, tardif, iu; XIX, 87 :
stupide. Cf. Vers de la Mort, 194. 4.
— (Cf. Romania, VIII, 453, note.) Estake. XXII, 19 : poteau, pieu.
Estai, V, 16 : estrade, tréteaux.
Estandart, XXII, 2o5?
Esteturc, XXI, 48 : taille, âge.
Estavoir ; par e., XVI, io3 : d coup sûr.
Esliere; tenir e., VII, 9 : tenir tête (sens obscène); XXII, 1 14 : savoir s'acquitter de, s'entendre à.
Estoire, XXII, i5o: histoire; X, 33;
XIIÏ, 19 : événement surprenant, leçon
donnée (par Dieu aux hommes).
Estorer, XV, 78; XVI, 35; XVII. 8:
fonder, créer.
Estout, III, 99 ; XIX, 57 : sol, fou.
Estreloi, II, 29 ; III, 78 : injustice.
Eslrikier, XII, b^ : agiter; soi e., 1, 4o:
s'agiter, se trémousser, Estriver, V, 69 : se quereller, Estuide, VU, 38 : étude, application.
Eure, garder Pe^ que, V, 4?: ovoir
grand peur que, Euwillerie, XV, a6 : proprement, aiguU*
lerie, peut-être un quartier de la ville.
Faide, Vltl^ lai : inimitié.
Faille, XXIV, i5i : erreur, tromperie.
Fait; si f., XXIV, i56 : M.
Faucon, XXIV, 17 : sorte d'arme en forme de faux,
Faumonement, XXIV, aoa : grimace, simagrée.
Faumouner, XXII, 48 : faire des simagrées (dans Vintention de tromper).
Faussart, XVI, 117 : grande faux.
Favel. XXIV, ii4 : féverolle (Remacle, Dict, wallon- français); de cosse en favet : voy. à Cosse.
Fol, c. s„ VllI, 71 ; c. r., VIII, loi : perfide.
Flauwe, II, 54 : mensonger. (Il est bizarre que ce dérivé de fabula ne soit pas ici un substantif, comme dans U patois moderne de la Lorraine.) C'est par calembour sur ce mot (et sur venl) qu*un personnage est dit avoir chanté la chanson de Floovent (II, 49)*
Fondre, XX, 78 : détruire. Le mot entre dans une sorte d'imprécation ; le sens du passage semble être : u Le diable soit de moi, dit le marquis, puisque mon cadeau est ainsi rabaissé. »
Forain, XIII, 78 : extérieur.
Fourbir, XXI, 79 : souiller?
Fourdine, XV, 70 : prunelle,
¥re\eï,X\U, 63: flûte,
Furkeler, VII, 43 : fureter (dimin. de furkier; cf. Romania, XXIII, 458).
Fusike, I, 87 : métaph. secret, manière,
Fuer; a nul f., XVIII, 59: en aucune façon.
Fusel, XXII, 70, « bdton de la lanterne d'un moulin » (Lriraé).
Gabois, XXI, 5a : plaisanterie.
Garison, XXI, 9 : bien de toute nature, Gaskiere, III, io3 : terre labourable, Gavrelot, VIII, 187; XVI, 12'] : javelot.
Geule; caupcr g. VII, 76 : métaph.
détruire. Cf. autre ex. Vers de la
Mort, a35, 1.
Ghile, XI II, a : tromperie.
Glacier, XIII, 86; XVI, UkSise glisser, Glout, c. s. glous, XV, i5 : glouton.
Goïr, VIII, 66 : trans., profiter de.
Goulee, VIII, 67 : bouchée, bon morceau.
Gourdin, XV, 69 ; sot. (Saint-Gourdin,
XV, 7.) Cf. lordin de lourd.
Grevain, II, 3o : fâcheux, préjudiciable.
Grieske, XXIV, 9 : sorte de jeu de hasard,
(Cf. JuBiNAL, Rutebœuf, a* éd., I,
a6, note.) Groisele, XV, 91 : groseiUe. Le sens
métaphorique du mot dans ce passage
est obscur.
Haitié, XVIII, 48 : en bonne sùnlé.
Halot, XXII, i4o : buisson.
Hanex>ee^ V, 85 : contenu d'un hanap.
Hasteement, XVIII, 7a : en hâte.
Henghier, V, 24 : tendre^ aspirer à, Hengler, XIV, 60: causer, faire des
gorges chaudes.
Hillier, XVI, 107?
Hocete, XXI, 67 : hochet, jouet, Huvet, XU, 5o; XVU, 101 ; XXIV, i48 :
bonnet.
Illier, XVII, 17 ; XIX, 48 : côté; plumer l'i., XVII, 47 : battre, Voy. dans Gode- FROT plusieurs exemples de froter les iliers dans le même sens.
Image, XII, 35 : statue (de saint).
Irelé, XVI, i58 : héritage.
Ivre, XII, 86 : ébloui, mis hors de soi.
Jacobin, VIII, 80 : dominicain.
Jour; bon j., XXII, iZi : jour férié, Jour
saint.
Juré, V, 84, 86, 95 : bourgeois.
Kanevas, XII, 81 : toile grossière,
Keneule, VI, 16 : quenouille,
Keue, XXII, 147: queue, € grosse pièce de bois qui sert à orienter le moulin de manière à ce que les ailes prennent le vent 9 (LiTTRÉ).
Labourage, VIII, 127; IX, aS : métier.
Lai. VI, 79 : laïque, Laidengier, VII, 48 : insulter.
Googlti
Laisse; d'une L XXIV, 171 : en hâte.
Lancier, XVI, lao : intrans., batailler.
Lanier, XIX, 18 : marchand de laine.
Larder. VIII, 81 : brâUr.
Larme, VI, 54 : mot explétif servant à renforcer la négation.
Larron, c. s, 1ère, VII, 49 : larron,
La8,'lV, 27 : terne; VII, 12 : malheureux.
Lé, V, 56, 106 : large.
Lecure, XI, 70 (= lecheûre) '.friandise,
Lekerie, XII, i3 : débauche,
Lequeur, c. s, lequieres, XV, i5 : d^ bauché.
Lés, VIII, ii5, 11^'. côté.
Leske> XIV, 64 : bande mince et longue,
Lezon, XIX, 32 : couchette,
Liefru, XXII, 97 : lippu.
Lign, XXII, 12 ; lignage, famille.
Lignier; 1. la pais, V, 112: conclure la paix.
Lime, XVIII, 180 : querelle.
Liu ; revenir en 1., XXI, 2 : suffire.
Loinssel; c. r. pi. loinssiaus, XI, 11 :
drap. Le sens du passage est : « Il faut border haut le lit (en relever les matelas de façon qu'il soit plus étroit) de celui qu'on veut pouvoir recouvrir des draps. »
La comparaison n'est pas claire; peutêtre: «De même qu'il faut préparer avec soin un lit où Von veut bien dormir, de même il faut, pour obtenir lebonheur éterneU mener une sainte vie. »
Loke, XIV, 2 : flocon.
Lokerele, V, 43 (dimin. dupréc.) : houppe; porter la 1., être ivre. Cf. dans l'argot moderne : « avoir son plumet, son pom^ pon.n
Lordin, XV, 8: sot; cf. gourdin de gourd.
Lorgne, XIV, 47; XV. 4i; XXIV, 35:
sot.
Lot, X. 40; XV, 56: sori.
Louce, XVU, 33 : louche.
Loupe; faire lel., IX, 18 : se railler.
Lubave, XXIV, i3; lubauwe, II, 53:
fantaisie, bizarrerie.
Lues, IV, 84 : vite; VIII, 28; XHI, 53:
aussitôt; L que, XVIII, i54, 164 rdèsgue.
Lufre, IX, 24: friand, par extension, vicieux ;XX9 Z: sot?
Maceclier, VÎII, 11 : boucher.
Maçue, XIX, 77 : massue, considérée ici comme symbole de la folit (cf, Meraugis
de Portlesguez, éd. Friedwagner, V. 2436 et 4945. Les fabricants de massues ne manqueront pas d'ouvrage à l'endroit indiqué, parce que les fous y sont nombreux.
Maille, V, 4» : mot explétif renforçant la négation.
Main, X, 44: classe sociale. Voy. P.
Mbtbr, Chanson de la Croisade, II.
Maindre, prêt. ind. 3* pers. sing, mest, V, 64 : rester,
Mairien, XXII, 7 : matériaux,
Maissele, XXI, 91 ijoue,
Maisnie, VIII» 97 : maisonnée, ménage,
Mait, XVII. 72; XXII, 110 : pétrin.
Makier, VIII, 77 : froisser, meurtrir; au figuré, attaquer.
Mallel, VIII, 91 : maillet (métaph. sens obschnej. Cf. Kôrtiiîg, Lat.-rom. Wôrterbuch, n' 5iio. et J. Babad dans Zeitschrift fur rom. Phil.,XLX, 270.
Manandie. VII, 55 ; XIV, 25 : richesse,
Manel; doit m., XXTV, 22 : annulaire,
Marcais, XII, 26 : marais.
Marcié; avoir bon m. de, XXIV, i52 :
avoir abondance de.
Mares; aller au m.. XXIV. 191 : s'embourber; au figuré, ne pas y voir clair dans ses intérêts; expression fréquente dans les jeux partis : Cf. Adam de la Halle, éd. de Coussemaker. p. 178, et ScHELER, Trouvères belges, II, p. 121.
Maskier; m. sens, XV, 36: se pénétrer de sagesse.
Mat, c. s. mas, III. 27; XVIU, i34; XXIV» 228 : abattu, confondu.
Megnier, XIII, 83 : forme dialectale de mangier ; inf. pris subst., repas. Le sens du passage paraît être: « Un mauvais repas n'est point déshonoré par un vin aigre et des mets de mauvaise qualité; il est naturel de les y trouver. De même, de la part de coquins, attendez-vous à des vilenies. »
Memore, XXI, 54 : intelligence.
Mencal, XXI, 102 : mesure pour les grains.
Voy. GoDEFROT, Menchaut.
Mengnier, VIII, 124 ; XVI, i38 : manger,
Mengnier (= mehaignier)» X, 26: ùi' trans., être en mauvais état; XV, 90 :
trans., mettre en mauvais état,
Mehaing, XVI, 78 : maladie,
Menison, XVIII, 200 : écoulement.
Menu; frère m., VIII, ^g : franciscain.
Mercier; faire visage de m.« XIT, 72!
(THANSONS ET DITS ARTESIENS DU XHI* SIECLE
iSg
pevMtrê faire belle mine à tout le monde, comme le marchand qui veat attirer la dienthle (il s*agit des femmes coquettes).
Merderie, I, 3i ; XVI, 55 : vilenie,
Merele; traire d'autre m., IV, 6i :
changer de eondaite.
Mes, XVI, ia3 : maison.
Mes, XVIII, 180; XXI, 125: mete/XII, ao: an figarê, chose, sujet; XIX, 54 :
lot, parti.
Mescaïr, VII, 85, ind. prés. 3* pers. sing.
meskiet; suhj. prés. 3* pers. sing.
meskiece, VIII, io5 : éprouver du mal,
Mescroire^ VII, 79: errer (dans les choses de foi).
Mesfait, XII, 3o : dommage.
Mespenser, VU, 79 : penser mal, errer.
Mestrait; vendre a m., VIII, 9 : vendre en trompant sur la quantité de la mar^ chandise.
Mise; avoir m., II, 12 : avoir place.
Moiiene, XII, 83, 87?
Mo[i]iner, VII, 3 : apparier, assortir.
Moisse, XX, 56 ? Voy. d'autres exemples de ce mot dans Godefrot (s. v. Penil) et dans unefatrasie anonyme (Jubihal, Nouveau Recueil, II, p. 220). Rbmacle (Dict. wallon) traduit moisse par « pierres dans les chaînes des murs plu9 larges que celles de dessus et de dessous, pierres d^ attente 9. Ce sens ne peut guère convenir ici.
Molekin, XVII, 5i : sorte de chaperon, ou étoffe dont il est fait.
Monde, X, 48; XVIII, i3 : pur.
Mortiet, XXIV, 4o?
Mortoire, X, 34f 37 : mortalité,
Mostier, VUI, 95; IX, i5 : église.
Mote, IV, 90 : élévation, château.
Mu, c. s, mus, XIII, 32 : muet.
Muder, X, 5o; XIII, 88; XV, 21:
passer. Le sens de XIII, 83-8 paraît être, comme Va indiqué M. Tobler (Archiv, LXXXVI, 444), qtu la vérité finit toujours par éclater et le droit par l'emporter : a La raison — la chose est certaine — quel que soit le chemin qu'elle doive prendre, finit toujours par apparaître au dehors. 9 Le sens de la strophe suivante serait que la perversité une fois enracinée au cœur n'en peut être extirpée; que Us remhdes n'y font rien,
Muel; faire le m., XVII, 62 : faire des contorsions, des gestes ridicules?
Muiel, III, 91 ; XXIV, 88 : muet.
Muïson, XI, 38 : mesure; VIII, 22 ; IX,