‹ Chansons et madrigauxChapitre 11 sur 32 · LA PERLE · texte numérisé non relu

LA PERLE

J'eus comme un éblouissement, Et je devins sa fantaisie.

Entre toutes assurément C'est elle que j'aurais choisie.

Cela dura ce que voulut Son cher caprice d'amoureuse ; Puis, un jour, hélas ! il lui plut De me faire une plaie affreuse.

Jours adorables, jours maudits !

Mes lèvres n'ayant plus sa bouche Avaient perdu le Paradis Et le soleil me fut farouche.

Je ne reniai pas l'amour, Seulement je me dis : « C'est elle « Par qui mes yeux voyaient le jour, « Et cette blessure est mortelle! »

Je vis encor, malgré mon cœur; Mais au plus pur de ma pensée, Bien loin de tout regard moqueur, Une larme s'est condensée.

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