‹ Chansons et poèmes /Henri HeineChapitre 12 sur 39 · XIV. — Le Départ · texte numérisé non relu

XIV. — Le Départ

Assis près du mât, solitaire, Je compte les rides de l'eau.

Adieu, patrie ! adieu, la terre 1 Qu'il cingle vite, le vaisseau 1

Sur la maison de mon aimée, Où luisent les vitres en feu, J'attache ma vue obstinée :

Il n'en vient nul signe d'adieu.

N'allez pas obscurcir ma vue, Ne jaillissez pas, ô mes pleurs, Et toi, mon âme méconnue, Ne le brise pas de douleur.

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