I. —L'Affligé
Nul qui n'ait de l'angoisse au cœur, Quand passe le jeune homme blême.
La passion et le malheur Sont écrits sur sa face même.
C'est en vain qu'à son front flétri Le vent souffle une fraîche haleine, En vain les belles, d'un souris.
Cherchent à consoler sa peine.
Lui, loin des villes, il s'enfuit Au fond des grands bois, où murmure Le feuillage, où, dans chaque nid, Chantent des voix fraîches et pures.
Mais le gai frisselis se tait, Mais le joyeux ramage cesse Quand, au bois, avec sa tristesse, Le blême jeune homme paraît.