‹ Chansons et rondes enfantinesChapitre 22 sur 55 · COMBIEN VENDEZ-VOUS VOS OGNONS · texte numérisé non relu

COMBIEN VENDEZ-VOUS VOS OGNONS

Con inofo.

nef Coin bien veiidez-vcus vos o2nop.s,L'a nîi dla Ma c!e loni'

Nous les vendons cinq sous, six blancs,

L'ami d' la Madeleine ; Nous les vendons cinq sous, six blancs,

L'ami d'ia Madelon.

r n' sont pas chers, s'ils sont bien bons,

L'ami d' la Madeleine ; r n'sont pas chers, s'ils sont bien bons,

L'ami d' la Madelon.

Mais à qui les donn'rez-vous donc.

L'ami d'ia Madeleine, Mais à qui les donn'rez-voas donc.

L'ami d'ia Madelon?

Nous les donn'rons à Jean Gaulhron,

L'ami d' la Madeleine ; Nous les donn'rons à Jean Gauthron,

L'ami d' la Madelon.

Pour celui-là nous les r'fusons,

L'ami d' la Madeleine ; Pour celui-là nous les r'fusons,

L'ami d' la Madelon.

Nous les donn'rons à c' gros poupon,

L'ami d' la Madeleine ; Nous les donn'rons à c' gros poupon,

L'ami d' la Madelon.

Pour celui-là nous l'acceptons,

L'ami d' la Madeleine; Pour celui-là nous l'acceptons,

L'ami d' la Madelon.

S'il est malad', qu'en f rez-vous donc.

L'ami de la Madeleine ; S'il est malad' qu'en f 'rez-vous donc.

L'ami d' la Madelon?

Nous lui donn'rons un bon bouillon.

L'ami d' la Madeleine ; Nous lui donn'rons un bon bouillon.

L'ami d' la Madelon.

M ALRROUr. H

CUANT

All""moderiifo.

Mal . broii{;h s'en va - t-en guer . re, Mi ron ton (on ton, miron .

lai . ne,M;il-brough s'en va-t-en guer - re, Ne sait quand re vien dra ... Ne

sait quand re vien . dra, , Ne sait quand re . vien . dra...

Cette chanson a été calquée sur une autre, beaucoup plus ancienne : c'est une complainte sur la mort du duc de Guise (François de Lorraine), tué eu to63, d'un coup de pistolet, par Poltrot de Méré, gentilhomme huguenot.

Qui veut ouïr chanson?

C'est du grand duc de Guise, etc.

Quatre gentilliom' y avait, Dont l'un portoit son casque

El bon, bon, bon Et l'autre ses pistolets.

Cette complainte, publiée en io6o, avait certainement un autre air que celui que nous connaissons, car la coupe rythmique des paroles est tout autre que celle de Malbroughf). Il est probable que les paroles de celle dernière ont été faites après la bataille de Malplaquet en 1700, quoique Malbrough ne soit mort qu'en 1722, alors qu'on ne pensait plus guère à lui en France. Ce qui est certain, c'est que la complainte du duc de Guise lui a servi de patron d'un bout à l'autre. La chanson de Malbrough n'eut sa popularité réelle qu'eu 1781, où elle reparut grâce il M"» Poitrian, la nourrice du Dauphin; elle chantait cela à son royal nourrisson.

Dans sa Symphonie de la Victoire, dont le héros est Wellington, Beethoven a personnifié les Anglais par l'air de Rule Britaniiia et les Français par l'air de Malhrowjh... Était-ce une ironie? Les Égyptiens elles Arabes connaissent l'air de Malbrough; Castil-Blaze prétend même que cette chanson nous vient des Mores, et qu'en Espagne elle commençait par Mambrun se fui alla guerra : on n'en saura jamais le dernier mot.

(•) La chanson du duc do Guise se trouve eu entier dans les Bulletins de la Société des compositeurs de musique.

Il re^icndra-z-à Pâques,

Miron ton ton ton, mironlaine, 11 re\iendra-z-à Pâques, (lu à la Trinité', {ter)

La Trinité' se passe,

Miron ton ton ton, mirontaine, La Trinité se passe, Mdlbrough ne revient pas. (1er)

ïf^wc"*

Madame à sa tour monte,

Miron ton ton ton, mirontaine, Madame à sa tour monte.

Si haut qu'eir peut monter, [ter)

Elle aperçoit son page,

Miron ton ton ton, mirontaine, Elle aperçoit son page, Tout de noir habillé. {1er)

Il Beau page, ah! mon beau page. Mironton Ion ton, mirontaine.

Beau page, ah! mon beau page, Queir nouvelle apportez? » {ter)

— Aux nouvcH's que j'apporte,

Miron ton ton ton, mirontaine.

Aux nouvell's que j'apporte.

Vos beaux yeux vont pleurer, {ter)

Quittez vos habits roses,

Miron ton ton ton, mirontaine.

Quittez vos habits roses, Et vos satins brochés, {ter)

Monsieur d'Malbrough est more,

Miron ton ton ton, mirontaine.

Monsieur d'Malbrough est more.

Est mort et enterre'. (<er)

J'iai vu porter-z-en terre,

Miron ton ton ton, mirontaine, J'Iai vu porter-z-en terre.

Par quatre-z-officiers. {ter)

L'un portait sa cuirasse,

Miron tonton ton, mirontaine, L'un portait sa cuirasse, L'autre son bouclier, {ter)

L'un porlait son grand sabre, Miron ton Ion ton, mirontaine, / L'un portail son grand sabre, Et l'aul' ne piirlait rien. [1er)

A l'entour de sa tombe,

Miron ton ton ton, mirontaine, A l'entour de sa tombe, Homarins l'on planta, [ter)

Sur la plus haute branche,

Miron ton ton ton, mirontaine, Sur la plus haute branche, Le rossignol chanta, [ter)

On vit voler son âme,

Miron ton ton ton, mirontaine.

On vit voler son âme, Au travers des lauriers, [ter)

Chacun mit ventre à terre,

Miron ton ton ton, mirontaine, Chacun mit ventre à terre, El puis se releva, [ter)

Pour chanter les victoires,

Miron ton ton ton, mirontaine, Pour chanter les victoires, Que Maibrough remporta, [tei^)

La cérémonie faite,

Miron ton ton ton, mironlaine, La cérémonie faite, Chacun s'en fut coucher. [1er]

Les uns avec leurs femmes,

Miron ton ton ton, miroiitaine, Les uns avec leurs femmes, Lt les autres tout seuls, [ter]

Ce n'est pas qu'il en manque,

Miron ton ton ton, mirontaine, Ce n'est pas qu'il en manque.

Car j'en connais beaucoup, [ter]

Des blondes et des brunes,

Miron ton ton ton, mirontaine.

Des blondes et des brunes.

Et des chàtaign's aussi, {ter)

y n'en dis pas davantage,

Miron ton ton ton, mirontaine, J' n'en dis pas davantage, Car en voilà-z-assez. {lei')

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