LES AMUSETTES
A mon ami Armand SUveslre.
La riante poésie,
Qui, depuis longtemps, chez moi
Gouverne à sa fantaisie,
Met mon cœur en grand émoi.
Elle vient, la chère folle,
Sans pitié pour mes hivers
Et ma verve qui s'envole,
Me redemander des vers.
C'est encore une amusette,
Landerirette;
J'aime ces amusettes-là.
Landerira !
Au penchant d'une colline, -Sous un ciel que Dieu bénit, Auprès d'une eau qui chemine, Pauvre oiseau, j'ai fait mon nid.
Là, des humaines tempêtes Je n'entends pas les fureurs, Je chante avec les fauvettes, Et je cause avec les fleurs.
C'est encore une amusette,
Landerirette;
J'aime ces amusettes-là.
Landerira !
Jeanne, chez moi, portes closes,
Délivre, d'un air mutin,
Deux prisonniers blancs et roses
De leur prison de satin;
Aux captifs je m'intéresse,
Et trouve pour chacun d'eux
Un baiser, une caresse
Ils sont si beaux tous les deux!
C'est encore une amusette,
Landerirette;
J'aime ces amusettes-là.
Landerira !
Si parfois, dans ma mémoire Chantent de doux souvenirs,