LA MAISON DU SAGE
Je sais un paisible séjour,
Un nid plein de verdure, De grands bois lui font, tout autour,
Une immense ceinture.
A l'abri des vents et des eaux
Est ce bel ermitage :
C'est la maison de Pétréaux;
C'est la maison du Sage.
C'est dans ce site verdoyant,
Au sein de vastes plaines, Où le blé se dore, ondoyant,
Pour les moissons prochaines.
C'est à l'ombre des grands coteaux,
Au milieu du village, Qu'est la maison de Pétréaux;
C'est la maison du Sage.
Dans le joli pays d'Étreux,
C'est la maison aimée, Où jamais pour le malheureux
La porte n'est fermée.
Pauvres des bourgs et des hameaux.
Saluez au passage Cette maison de Pétréaux;
C'est la maison du Sage.
C'est sous ce toit hospitalier,
Loin des bruits de la ville, Que le modeste chansonnier
Vit heureux et tranquille.
On trouve l'oubli de ses maux
Et l'on reprend courage Dans la maison de Pétréaux;
C'est la maison du Sage.
Asile cher au voyageur,
Bonne et douce retraite, Pour la joie et la paix du cœur
Tu parais être faite.
Reste à l'abri de tous fléaux,
Du vent et de l'orage, Blanche maison de Pétréaux,
Chère maison du Saee !