‹ Chansons et toastsChapitre 71 sur 100 · LA MAISON DU SAGE · texte numérisé non relu

LA MAISON DU SAGE

Je sais un paisible séjour,

Un nid plein de verdure, De grands bois lui font, tout autour,

Une immense ceinture.

A l'abri des vents et des eaux

Est ce bel ermitage :

C'est la maison de Pétréaux;

C'est la maison du Sage.

C'est dans ce site verdoyant,

Au sein de vastes plaines, Où le blé se dore, ondoyant,

Pour les moissons prochaines.

C'est à l'ombre des grands coteaux,

Au milieu du village, Qu'est la maison de Pétréaux;

C'est la maison du Sage.

Dans le joli pays d'Étreux,

C'est la maison aimée, Où jamais pour le malheureux

La porte n'est fermée.

Pauvres des bourgs et des hameaux.

Saluez au passage Cette maison de Pétréaux;

C'est la maison du Sage.

C'est sous ce toit hospitalier,

Loin des bruits de la ville, Que le modeste chansonnier

Vit heureux et tranquille.

On trouve l'oubli de ses maux

Et l'on reprend courage Dans la maison de Pétréaux;

C'est la maison du Sage.

Asile cher au voyageur,

Bonne et douce retraite, Pour la joie et la paix du cœur

Tu parais être faite.

Reste à l'abri de tous fléaux,

Du vent et de l'orage, Blanche maison de Pétréaux,

Chère maison du Saee !

Page 1